Une Trifluvienne chez Mattel

Claudia Caron... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Claudia Caron

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une personnalité bien connue de la région, l'ex-journaliste Claudia Caron, qui a fait ses armes à Radio-Canada et à TVA il y a quelques années, revient tout juste de Californie avec un MBA dans ses poches et un emploi à plein temps au siège social du géant Mattel en tant que directrice associée du marketing.

Claudia Caron alors qu'elle venait de recevoir son... - image 1.0

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Claudia Caron alors qu'elle venait de recevoir son diplôme à USC, il y a trois semaines.

La jeune femme d'à peine 31 ans est de passage en Mauricie, ces jours-ci, pour y revoir les très nombreux membres de sa famille avant de repartir vers sa nouvelle vie qu'elle a taillée sur mesure à coups de rêves, de passion, de travail acharné et de nuits trop courtes.

Malgré un parcours époustouflant pour une femme si jeune, Claudia Caron assure qu'il lui reste encore quelques pas à franchir pour atteindre le sommet ultime qu'elle vise, soit rien de moins que le poste de directrice en chef du marketing chez Mattel.

À voir comment elle a franchi tous les échelons, on peut facilement croire qu'elle y parviendra un jour.

Peut-être est-ce parce que tous les rêves sont permis aux jeunes que Claudia Caron a décidé de quitter son poste de directrice adjointe au service des communications de la Ville de Québec, il y a deux ans.

C'était la première fois qu'une personne aussi jeune décrochait un tel emploi dans ce service.

C'est lors d'une immersion de sept semaines en anglais, à l'Université Harvard, qu'elle fut inspirée de changer de vocation et de se lancer à la conquête d'un diplôme de MBA de la Marshall School of Business à l'Université Southern California.

«J'ai poursuivi alors trois buts: travailler en marketing; travailler pour une entreprise privée et travailler aux États-Unis», raconte-t-elle.

Le rêve était si fort que la jeune femme n'a pas hésité à s'endetter pour entreprendre ces nouvelles études, elle qui avait déjà en poche un baccalauréat de l'Université du Québec à Trois-Rivières et une maîtrise en communications de l'Université Laval. «C'est un investissement», plaide-t-elle.

Dès sa première session à USC, Claudia Caron constate que des chasseurs de tête de Mattel sont venus assister à une activité organisée pour les nouveaux étudiants.

«J'étais terrifiée à l'idée de devoir lever la main pour partager mes pensées devant mes 75 compagnons de classe. Je craignais que mes pairs se moquent de mon accent français et que j'aurais de la difficulté à exprimer mes opinions en anglais», raconte-t-elle.

Cet événement, au cours duquel elle s'est finalement distinguée avec brio, a eu l'heur d'attirer l'attention des gens de Mattel sur sa personne.

Quatre mois plus tard, en effet, on l'invite à faire partie de l'équipe du directeur principal responsable de la fameuse poupée Barbie.

Claudia Caron venait de mettre le pied dans la porte de son rêve.

«Quand j'ai une idée dans la tête, je n'échappe rien dans les craques de la chaise», confie-t-elle, visiblement très fière de ses performances.

C'est d'ailleurs avec cette attitude qu'elle a constamment récolté les meilleures notes, tout au long de ses études, au point d'avoir remporté à deux reprises la Médaille du Gouverneur général.

Son excellence académique à USC lui a valu rien de moins qu'un membership à la très sélective société internationale honorifique Beta Gamma Sigma réservée aux diplômés ayant reçu les meilleures notes académiques.

Claudia Caron a aussi été désignée parmi les 100 meilleurs et plus brillants MBA du monde, un exploit souligné sur le site web spécialisé Poets and Quants.

La jeune femme estime que la passion, le rêve et le travail ont su la mener là où elle voulait se rendre. Après un stage chez Barbie, l'an dernier, voici que les portes de Mattel lui sont grandes ouvertes.

«Si je n'avais pas fréquenté l'école de marketing, je verrais mes neveux et nièces adorés plus souvent. Heureusement, grâce à mon emploi chez Mattel, (et les rabais sur les poupées Barbie et les voitures Hot Wheels) je peux être la tante la plus cool qui soit», dit-elle, en espérant que son histoire saura inspirer d'autres jeunes Québécois et Québécoises à se dépasser et à foncer vers leurs rêves.

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