SNC-Lavalin poursuit le Nouveau-Brunswick

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Après le Québec, c'est au tour du Nouveau-Brunswick d'être poursuivi par SNC-Lavalin en raison d'un différend entourant un contrat public.

La firme de génie montréalaise réclame 54 millions de dollars, dont 27 millions en dommages punitifs, au gouvernement néo-brunswickois pour des travaux de réfection effectués sur le pont Princess Margaret, à Fredericton, de 2010 à 2012.

Dans sa poursuite déposée le mois dernier, SNC-Lavalin réclame des sommes pour des travaux additionnels réclamés par le client qui n'étaient pas prévus à l'entente initiale ainsi que des sommes impayées du contrat initial de 78,2 millions.

L'entreprise reproche principalement au gouvernement du Nouveau-Brunswick de s'être ingéré dans le projet et d'avoir ajouté des éléments à l'entente initiale.

«La province n'a pas respecté l'entente (...) ce qui a forcé SNC-Lavalin à composer avec des délais, et des coûts additionnels, en plus de l'empêcher d'achever des étapes importantes et de respecter des échéanciers», peut-on lire dans le document de 17 pages.

SNC-Lavalin affirme que l'entente conclue avec le Nouveau-Brunswick lui permettait d'avoir l'entière responsabilité des différents aspects entourant les travaux de réfection du pont de 1,1 kilomètre.

Le pont chevauchant la rivière Saint-Jean a été rouvert à la circulation en novembre 2011, deux mois après l'échéancier prévu au contrat. La firme de génie avait poursuivi également poursuivi ses travaux tout au long de 2012.

SNC-Lavalin avait décroché le contrat en 2010 pour rénover cet ouvrage construit à la fin des années 1950 et dont la limite de poids permise avait été abaissée en 2009 en raison de son état.

Le projet de réfection prévoyait notamment l'enlèvement et le remplacement du tablier et des pièces du pont, le remplacement des garde-fous, l'enlèvement du béton et l'amélioration ainsi que la remise en état des charpentes métalliques.

Jusqu'ici, 51,4 millions ont été versés, souligne la poursuite, qui ajoute que SNC-Lavalin attend toujours de recevoir les 26,8 millions restants. L'autre montant de 26,9 millions exigé représente les dommages punitifs.

Par l'entremise d'une porte-parole, le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'a pas voulu commenter l'affaire, puisqu'elle se trouve actuellement devant les tribunaux.

Les délais du projet de réfection et les fermetures temporaires du pont avaient suscité la grogne dans la région de Fredericton, puisque l'ouvrage est emprunté quotidiennement par 20 000 conducteurs.

En avril, un consortium mené par SNC a également déposé une poursuite de 330 millions visant le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et le gouvernement du Québec.

Formé par SNC-Lavalin et Innisfree, le Groupe infrastructure santé McGill (GISM) désire être dédommagé pour les sommes additionnelles engagées dans la conception et la construction du complexe hospitalier de 1,34 milliard qui a ouvert ses portes l'an dernier.

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