Un petit fruit de 121 M$

Un champ de canneberges.... (Archives, Le Nouvelliste)

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Un champ de canneberges.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Lemieux) «La canneberge est au Centre-du-Québec ce que le bleuet est au Lac Saint-Jean.»

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Louis J. Duhamel, conseiller stratégique chez Deloitte, Monique Thomas, directrice générale de l'APCQ, et son président, Louis-Michel Larocque.

Marc Rochette, Le Nouvelliste

Cette affirmation bien assumée de la part du président de l'Association des Producteurs de Canneberges du Québec (APCQ), Louis-Michel Larocque, repose sur une étude réalisée par la firme Deloitte pour l'année 2015.

Et ses retombées économiques de 104 millions de dollars surpassent même celles de l'industrie du bleuet (90 millions de dollars) avec cinq fois moins de producteurs, soit 82.

En incluant ses effets induits, l'impact de la canneberge au Québec s'élève à 121 millions de dollars, ce qui équivaut à 1,3 million de dollars de PIB par 100 acres mis en production.

«L'importance de cette filière est d'autant plus remarquable que 87 % des superficies cultivées sont concentrées dans la région du Centre-du-Québec», s'est plu à indiquer M. Larocque, qui ne manquera pas de faire valoir de telles données, au besoin, auprès des instances gouvernementales.

Au total, l'étude recense 1385 emplois directs et indirects équivalents à temps complet.

«Ainsi, pour chaque 100 acres mis en production, 18 emplois sont créés dans notre industrie. Des travailleurs aux champs aux directeurs des opérations en passant par des agronomes, des dépisteurs et des chercheurs, toute une grappe d'emplois viennent se greffer à la filière canneberge et génère de l'activité économique dans les municipalités accueillant les cannebergières», précise le propriétaire de l'entreprise Les atocas du Québec.

En plus de faire partie du top 3 sur la planète, le Québec se classe au premier rang mondial des régions productrices de la canneberge biologique. Une croissance qui se poursuit en 2016 alors qu'environ 1000 acres en production sont actuellement en transfert du mode conventionnel au mode biologique.

Selon l'APCQ, la production de canneberges en régie biologique représente une source de changement structurel et d'ici quelques années, le tiers de la production des fruits récoltés sera biologique. Une tendance pour laquelle le Québec, dit-on, a pris le virage.

En effet, depuis quelques années plusieurs transformateurs recherchent des canneberges biologiques pour répondre à la demande des consommateurs.

«Et les producteurs réussissent très bien à maîtriser les charançons», assure la directrice générale, Monique Thomas, par rapport à l'insecte ravageur.

Celle-ci souligne que «ce sont plus de 1673 femmes et hommes qui oeuvrent dans un des fleurons du Québec et qui, ensemble, génèrent plus de 121 millions de dollars de création de richesse dans l'économie québécoise et plus de 23 millions de dollars de retombées dans l'assiette fiscale des gouvernements.

Évidemment, la région du Centre-du-Québec est au coeur de l'industrie de la canneberge dans la province. Elle est le berceau de cette culture où tout a commencé, il y a à peine une trentaine d'années lorsque l'on comptait moins d'une dizaine de producteurs. Aujourd'hui, 64 fermes sont recensées sur le territoire centricois.

Au début des années 2000, des usines de transformation de la canneberge y ont vu le jour. Chaque année, ces trois installations transforment les deux tiers des canneberges récoltées dans la province, dont 92 % des volumes sont recueillis dans la région.

Selon l'étude Deloitte, près des trois quarts des sommes dépensées par les entreprises de l'industrie de la canneberge demeurent au Québec et près de la moitié des emplois liés au secteur (directs, indirects et induits) se retrouvent dans la région du Centre-du-Québec, ce qui équivaut à 794 emplois.

«La production de la canneberge a explosé au cours des dix dernières années: les producteurs ont doublé, la superficie mise en production a triplé et la récolte quadruplé», a indiqué Louis J. Duhamel, conseiller stratégique chez Deloitte.

Finalement, ce dernier a révélé que le salaire moyen de 40 200 $ dans l'industrie de la canneberge est 4 % plus élevé que celui de la région du Centre-du-Québec qui s'établit à 38 800 $.

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