Donald Martel plaide pour le projet de Stolt

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Décidément, les retards dans les grands projets industriels font jaser du côté de Bécancour. Pendant que les intervenants faisaient le point avec le président de Quest, le député Donald Martel traitait du dossier de Stolt LNGaz.

ans le premier cas, le complexe de terres rares, un projet de 800 millions de dollars, devait être lancé en 2019. Or, cet ambitieux projet prévoyant la création de 400 emplois est retardé d'un an. «Tout n'est pas prêt, mais tout n'est pas mort. Ils continuent leurs démarches», a commenté l'un des participants à cette rencontre, Alain Mercier, qui représentait la municipalité.

Selon ce qu'il a appris, le marché n'est pas à son meilleur. «Il y a trois demandes de certificat d'autorisation en marche. Ils cherchent du financement. Ils sont en train de peaufiner leur procédé pour un maximum de rendement», a expliqué le conseiller de Bécancour. «On ne saute pas au plafond», a-t-il renchéri par rapport à la nouvelle «fenêtre» 2019-2020.

Par ailleurs, la récente décision de reporter aussi d'un an l'échéance pour la livraison de gaz naturel liquéfié (GNL), devant alimenter la centrale de TransCanada Énergie dans le parc industriel de Bécancour, a fait bondir le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

Il faut se rappeler que le délai très serré fixé à l'origine pour la livraison de gaz naturel liquéfié avait fait en sorte d'éliminer un fournisseur important, Stolt LNGaz, qui ne pouvait alors garantir la livraison de GNL à compter de la date exigée, soit le premier décembre 2018. C'est finalement Gaz Métro qui avait été retenue pour approvisionner la centrale de TCE. «En plus d'avoir désavantagé inutilement Stolt LNGaz, ce report entraînera des coûts additionnels importants. Alors que le projet original était estimé à 45 millions $, les indications obtenues jusqu'à maintenant font en effet craindre que la facture finale soit le double de ce montant», a-t-il fait savoir.

Au-delà des importantes répercussions économiques reliées à cette décision, le député caquiste dénonce également le manque de vision du gouvernement Couillard dans ce dossier. Il rappelle que la société Stolt LNGaz étudie depuis un certain temps la possibilité d'implanter une usine de liquéfaction du gaz naturel dans le parc industriel, pour un investissement de 600 millions $.

Alors que les conditions actuelles du marché font en sorte que la société gazière hésite toujours à lancer ce projet, Donald Martel croit que la perspective d'une entente d'approvisionnement de la centrale de TCE avec Hydro-Québec aurait pu faire pencher la balance en faveur du déblocage de l'investissement de Stolt LNGaz.

«On a trop de décisions à courte vue et on assiste à un manque de planification stratégique et cela nous coûte très cher en opportunités», déplore celui qui demande maintenant au gouvernement d'entamer des discussions avec les dirigeants de Stolt LNGaz pour voir si le nouvel échéancier pourrait permettre à l'entreprise de présenter une soumission dans le cadre du projet de TCE.

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