Le maire de Bécancour a hâte de salir sa pelle

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Le complexe de terres rares de Quest, un projet de 800 millions de dollars, devait être lancé en 2019 à Bécancour. Cet ambitieux projet prévoyant la création de près de 400 emplois est retardé d'un an.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Bécancour) Le report des projets de Gaz Métro et de Quest à Bécancour n'inquiète pas outre mesure Jean-Guy Dubois, mais le maire commence à trépigner d'impatience de voir des projets se transformer en réalisations.

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Jean-Guy Dubois

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Le complexe de terres rares de Quest, un projet de 800 millions de dollars, devait être lancé en 2019 à Bécancour. Cet ambitieux projet prévoyant la création de près de 400 emplois est retardé d'un an. L'état de l'économie et les coûts reliés à la réalisation d'un tel projet sont à la source de ce report, constate M. Dubois.

«L'ensemble du projet semble bien aller, mais c'est un très gros projet qui prend plusieurs années à implanter. Je ne suis pas surpris. Mais je perçois que le dossier est toujours vivant», commente le maire.

Une rencontre entre des représentants de Quest et des gens de l'hôtel de ville de Bécancour doit avoir lieu la semaine prochaine. Les détails concernant cette décision seront précisés. «La compagnie est très fidèle à nous informer du suivi du dossier. Je n'ai pas d'inquiétude majeure. Le projet suit son cours», ajoute Jean-Guy Dubois.

Le dossier de Gaz Métro est en lien avec la volonté d'Hydro-Québec de relancer les activités de la centrale thermique de TransCanada Énergie. La société d'État est en requête pour de l'énergie afin de répondre aux fortes demandes en périodes hivernales. Elle a l'intention d'avoir recours aux services de la centrale pour une durée variant de 100 à 300 heures par année.

Le projet d'Hydro-Québec prévoit que le gaz de Gaz Métro alimentera les équipements de TCE pour fournir de l'électricité. Pour y parvenir, Gaz Métro doit aménager un site de stockage et de vaporisation de gaz naturel liquéfié.

Hydro-Québec prévoyait utiliser cette énergie à compter de décembre 2018. Gaz Métro est allée en appel d'offres pour réaliser son aménagement du côté de Bécancour. Mais les coûts soumis dépassaient les estimations de l'entreprise.

Les parties ont lancé une ronde de négociations qui permettent à Hydro-Québec d'aller de l'avant avec le projet, à condition de le retarder d'un an. Le prix fixé par kilowatt-an passe de 51,55 $ à 55 $.

«Il y a eu un travail de collaboration avec Gaz Métro pour s'assurer que les coûts restent dans la proportion de hausse de 25 % fixée par la Régie de l'énergie. On est dans l'horizon de 25 % de hausse et on reste encore à un coût deux fois moins cher que si on devait construire une nouvelle centrale, soit 106 $ (le kilowatt-an). Il y a eu un travail de négociations pour s'assurer que la rentabilité demeure au projet et on arrive à un résultat qui le confirme», déclare Marc-Antoine Pouliot, attaché de presse d'Hydro-Québec.

La société d'État devra patienter trois ans avant la mise en service de ce partenariat. Hydro-Québec a toutefois une clause dans son entente avec TCE qui prévoit sa disponibilité en période de pointe dès l'hiver prochain.

Cet autre report de dossier contribue à aiguiser la patience de Jean-Guy Dubois. «Le projet n'est pas remis en cause, sauf qu'on est dans une période de flottement avec l'économie mondiale et on est dans un contexte réglementaire étouffant. Ça ne bloque pas les projets, mais ça les retarde. J'ai une belle pelle (pour l'inauguration des chantiers), elle est propre et j'ai hâte de la salir.»

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