De nouveaux partenaires économiques pour Rochester

Les cinq maires réunis à Rochester, vendredi matin,... (Guy Veillette)

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Les cinq maires réunis à Rochester, vendredi matin, pour signer une entente de partenariat avec cette ville. De gauche à droite: Vicki May Hamm (mairesse de Magog), Alexandre Cusson (maire de Drummondville), Lovely A. Warren (mairesse de Rochester), Maxime Pedneaud-Jobin (maire de Gatineau et chef de mission), Marc Asselin (maire d'Alma) et Michel Angers (maire de Shawinigan).

Guy Veillette

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Rochester) La journée de vendredi a débuté sur les chapeaux de roues pour les cinq villes impliquées dans la mission économique de l'Union des municipalités du Québec dans l'État de New York, avec la signature d'une entente de partenariat avec Rochester.

Cette municipalité de quelque 210 000 habitants doit aussi vivre une période de reconversion économique et la mairesse, Lovely A. Warren, veut profiter de toutes les opportunités pour réduire la pauvreté et le chômage.

La signature officielle de cette entente s'est déroulée à l'hôtel Hilton Garden, immédiatement après le petit déjeuner. Pour Rochester, il s'agit d'un premier partenariat officiel avec des villes canadiennes.

«Nous avons vécu un déclin industriel et quand ça se produit, vous regardez dans votre environnement pour voir s'il existe des façons de développer des partenariats», explique la mairesse. «C'est exactement ce que nous faisons avec ces cinq municipalités.»

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau et chef de mission, salue cet engagement concret.

«On ne sait pas encore où ça nous mènera», confesse-t-il. «L'objectif premier est que nos institutions économiques établissent un dialogue. Nos représentants connaissent les entreprises, nos besoins. Les politiciens acceptent de se parler pour enrichir ce dialogue. On ne fera pas semblant qu'il y aura des résultats immédiats, mais le dialogue est un résultat. Après, l'avenir nous le dira.»

En fait, cette entente ne fait pas tant tomber des barrières qu'elle identifie un point de départ, nuance Mme Warren.

«Pour nous, c'est une façon de dire qu'on s'attend à devenir partenaires, à trouver des façons de créer des emplois à travers ce partenariat et évidemment, nos entreprises doivent amener ces intentions à un palier supérieur.»

«Nous n'avions pas ce type d'entente avec des villes canadiennes, dans laquelle on s'est assis ensemble pour trouver des façons de croître», ajoute la mairesse. «C'est pourquoi j'étais si enthousiaste d'accueillir les maires du Québec pour bâtir ce partenariat.»

Fin de mission

La journée de vendredi a aussi été consacrée à une courte visite du Eastman Business Park, un parc industriel qui s'étend sur 9 kilomètres carrés, qui comprend 450 000 mètres carrés d'immeubles abritant des entreprises, laboratoires, entrepôts et bureaux, desservis par 27 kilomètres de voie ferrée.

La multinationale Kodak a longtemps occupé ce complexe industriel. D'ici la fin de l'année, Tim Palmer, directeur du marketing, s'attend à ce que 70 entreprises n'ayant aucun lien avec Kodak soient établies au Eastman Businesse Park d'ici la fin 2016. En 2011, il n'y en avait que 27.

«On veut redevenir un joueur industriel majeur», indique M. Palmer. La délégation a pu visiter NY Best, spécialisée dans le stockage de l'énergie, et Li Destri, le fameux fabricant de sauce qui achète pas moins de 60 % de la production de tomates de la Californie!

La délégation de l'UMQ a également échangé avec les membres de la Chambre de commerce du Grand Rochester vendredi midi, avant de terminer cette mission à High Tech Rochester. Un groupe devait également se rendre au Rochester Institue of Technology, mais une collation des grades rendait son accès à peu près impossible.

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