Mission économique de l'UMQ: les maires en redemandent

Les cinq maires qui ont participé à la... (Guy Veillette)

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Les cinq maires qui ont participé à la toute première - et intense - mission de l'UMQ. Il s'agit d'Alexandre Cusson (maire de Drummondville), Maxime Pedneaud-Jobin (maire de Gatineau et chef de mission), Vicki May Hamm (mairesse de Magog), Michel Angers (maire de Shawinigan) et Marc Asselin (maire d'Alma).

Guy Veillette

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Rochester) Après trois jours particulièrement chargés, les cinq maires qui ont participé à la toute première mission économique de l'histoire de l'Union des municipalités du Québec ont quitté Rochester, vendredi après-midi, avec la conviction que l'initiative devra être répétée... au prix de quelques ajustements.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau et chef de la délégation, considère que les principaux objectifs de ce projet pilote ont été rencontrés.

«C'est un essai très convaincant», commente-t-il. «Des contacts ont été faits, nos responsables de développement économique ont vu des choses intéressantes. Nous avons quelque chose qui mérite d'être repris.»

«Pour une première étape, c'est réussi!», tranche Alexandre Cusson, maire de Drummondville. «Il y avait un défi particulier parce que nous avions des maires, des directeurs de développement économiques et des entreprises. Quand tout le monde fera son bilan, ce sera intéressant de voir comment a-t-on réussi à marier les intérêts de chacun. Je pense que c'est un grand défi.»

Même enthousiasme du côté de la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, pour qui la présence d'élus, de responsables de développement économique et de chefs d'entreprises constituait une force de cette mission. Les promoteurs de l'École nationale de sécurité ont bifurqué vers Albany pendant ce séjour, une décision payante qui laisse entrevoir une collaboration avec l'université pour ce projet.

«L'entreprise Ixtrom a fait des rencontres d'affaires très productives et d'autres vont suivre en webinaire», rapporte Mme Hamm. 

Le maire d'Alma, Marc Asselin, a profité de sa présence dans l'État de New York pour se rendre à Buffalo, vendredi. Avec son entente de collaboration pour le développement des drones, il s'agit d'un fait saillant.

«Nous avons approché des entreprises qui peuvent nous desservir à notre usine d'extrusion d'aluminium», confie-t-il. «Nous avons rencontré des gens sur un chantier de 900 millions de dollars, qui feront 10 000 panneaux solaires par jour. C'est immense! Nous avions notre directeur du développement économique chez Rio Tinto avec nous. Ils ont vu notre sérieux!»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a presque subi un arrêt cardiaque en prenant connaissance de l'appui de l'État et du gouvernement fédéral dans divers projets économiques, tels que des reconversions de bâtiments ou plus précisément, le développement d'un nouvel incubateur industriel à Rochester. 

«La Ville est en difficultés économiques et elle n'a pas un sou à mettre là-dedans, à part le support des infrastructures et le fonctionnement», retient-il. «Ce que ça dit, c'est que du côté des États-Unis, les États considèrent extrêmement important le développement de l'entrepreneuriat. Chez nous, je dois le faire moi-même. C'est tout un paradoxe avec ce que nous vivons.»

À répéter, à éviter

Le maire de Gatineau considère que la région du nord-est des États-Unis constitue une source presque inépuisable d'opportunités potentielles. Il s'agissait donc d'un choix fort judicieux pour cette première mission.

De son côté, M. Angers retient la qualité de la préparation. «C'était rodé au quart de tour. D'avoir réussi à tout faire ça en deux jours et demi, c'est fantastique!»

Par contre, la plupart des maires trouvent que le programme était peut-être un peu trop chargé. À certaines occasions, ils ne pouvaient s'attarder autant qu'ils l'auraient voulu à certains endroits.

M. Pedneaud-Jobin croit qu'il faudra aussi réfléchir sur les affinités entre les villes dans ce genre de mission.

«Un des choix un peu audacieux que nous avons faits, c'est d'avoir cinq villes différentes par leur taille», réfléchit-il. «C'était intéressant dans le cadre d'un projet pilote, mais je me demande si, dans une prochaine mission, on devrait cibler des villes plus similaires.»

Le maire de Gatineau convient également que les participants auraient aimé rencontrer davantage d'entreprises privées. Les échanges étaient surtout alimentés entre politiciens et responsables de développement économique.

«Pour une première mission, c'était normal qu'il y ait beaucoup d'institutionnel», fait-il remarquer. «Une prochaine fois, je ciblerais plus de contacts entre les entreprises. On va faire un petit chapitre là-dessus dans notre rapport.»

M. Pedneaud-Jobin militera en faveur de l'intensification de ce partenariat avec le nord-est américain, sous forme de mission ou d'initiatives propres à chaque ville.

«Il faut qu'il y ait une suite, c'est une priorité», confie-t-il. «Il ne faut pas que ce soit un voyage qui se transforme en rien. S'il n'y a pas de suivi, on recommence à zéro dans cinq ans.»

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