Syracuse, la petite soeur de Shawinigan

Une partie de la délégation de l'UMQ à... (Guy Veillette)

Agrandir

Une partie de la délégation de l'UMQ à Syracuse, jeudi matin. À l'extrême droite, on reconnaît Luc Arvisais, directeur du développement économique à Shawinigan et le maire, Michel Angers.

Guy Veillette

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Rome, New York) Michel Angers n'était pas trop dépaysé en visitant Syracuse, jeudi matin. Les photos du passé industriel de cette ville rappelaient celui de Shawinigan... et les stratégies pour se tourner vers l'économie de demain se ressemblent aussi beaucoup.

«C'est une ville plus grande, mais avec tellement de similitudes», reconnaît le maire. «Un tissu industriel qui s'est écroulé, beaucoup plus de bâtiments abandonnés, une volonté de rebâtir le centre-ville en y ramenant les gens...»

M. Angers envie un peu ses voisins américains pour les généreux programmes de crédits de taxes qui servent à réhabiliter ces immeubles historiques. «La différence, c'est que chez nous, on doit toujours payer», glisse-t-il. «Nous avons très peu d'aide gouvernementale pour la réhabilitation des sites.»

Par exemple, une ancienne mercerie pour hommes a été transformée en Technology Garden depuis 2005, un concept d'incubateur d'entreprises qui rappelle le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins et le DigiHub. Une partie du complexe a même été érigée à partir des ruines d'un ancien stationnement étagé qui s'était effondré.

«J'avais hâte d'aller voir ça», convient M. Angers. «Le constat que j'en fais, sans rien enlever à ce qui se passe à Syracuse, c'est que nous allons beaucoup plus vite. Nous sommes davantage à la fine pointe de la technologie.»

L'attention du maire a été particulièrement attirée par ces salles de travail commanditées par des entreprises. Hydro-Québec pourrait se servir de cet exemple pour donner un coup de pouce au DigiHub, suggère-t-il.

«Nous avons aussi des espaces de travail et qui les financent? La Société de développement de Shawinigan! Ça m'a donné des idées pour la suite des choses. Mais plus j'avançais dans cette visite, plus j'étais convaincu que nous avions vu juste.»

Au même titre que les quatre autres villes de la délégation, Shawinigan signera, vendredi matin, une entente de partenariat avec Rochester.

Rencontre prometteuse

La journée avait débuté en compagnie des plusieurs personnes du milieu des affaires de Syracuse, à l'invitation de Robert Simpson, président de la chambre de commerce. Comme la majorité des intervenants jusqu'ici, il a orienté son discours sur l'importance des échanges commerciaux entre les deux pays.

Après avoir eu l'occasion d'échanger avec les visiteurs, le président a souligné à quel point les défis de reconversion économique des villes de la délégation de l'UMQ ressemblaient à ceux de Syracuse. Il fait remarquer qu'aujourd'hui, cette ville ne possède plus d'usine vraiment dominante en terme d'emplois, ce qui la rend beaucoup moins vulnérable aux soubresauts de l'économie.

En début de matinée, une partie de la délégation s'est dirigée vers le Centre d'excellence pour les systèmes environnementaux et énergétiques. Nancy Déziel, directrice générale du Centre national en électrochimie et en technologies environnementales de Shawinigan, est ressortie très emballée de sa rencontre, assurant qu'elle aura des suites.

Sur une note plus légère, les participants ont pris leur repas du midi à l'installation de Baldwinsville de la multinationale brassicole Anheuser-Busch.

Conceptrice de 66 étiquettes, dont la célèbre Budweiser, l'usine emploie 600 personnes sur des immeubles qui s'étendent sur 1,5 million de pieds carrés.

C'est même la seule usine du groupe qui distribue des produits dans les cinquante états américains.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer