Mission économique de l'UMQ: la journée d'Alma

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Marc Moffatt, directeur du développement économique d'Alma en compagnie du maire, Marc Asselin, derrière des drones à l'aéroport international Griffiss de Rome, dans l'État de New York.

Guy Veillette

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Rome, New York) La deuxième journée de la mission économique de l'Union des municipalités du Québec n'a pas déçu la délégation d'Alma. En plus de visiter le centre de développement des drones sur une ancienne base militaire à Rome, le maire, Marc Asselin, a signé une entente de partenariat avec son homologue, Jacqueline Izzo.

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Le maire d'Alma, Marc Asselin, a signé une entente de partenariat avec la mairesse de Rome, Jacqueline Izzo, en début de soirée jeudi. 

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Les deux élus ont apposé leur signature au document juste avant le souper jeudi soir, au chalet du club de golf Teugega de l'endroit. Cette entente prévoit une volonté de faciliter les échanges entre les deux villes, notamment pour accueillir des entreprises déjà établies sur le territoire du partenaire. Compte tenu de l'expertise développée sur les drones par Alma et Rome, il s'agira assurément d'un secteur clé qui alimentera les échanges à venir.

Il s'agissait donc d'une journée très significative pour M. Asselin, un amoureux de l'aviation qui n'a jamais pu réaliser son rêve de devenir pilote.

«Mon père m'emmenait aux spectacles aériens, en me tenant par la main», raconte-t-il. «J'ai toujours été passionné par l'aviation. J'ai fait du parachutisme parce que je n'avais pas les moyens d'être pilote. Au moins, je me promenais en avion. Je faisais des blagues en disant que j'avais déjà fait une trentaine de tours d'avion sans jamais atterrir! J'aurais aimé être pilote et j'en serai frustré toute ma vie. Au moins, je suis resté proche de ça.»

La visite à l'aéroport international Griffiss occupait une place importante de l'agenda, jeudi. Cette infrastructure a pris une place déterminante dans le développement économique de la communauté. Premier Aviation y a d'ailleurs intégré un centre d'entretien en 2010.

La délégation québécoise a fait le tour des installations, qui comprend un service de douanes complet, un tour de force pour une ville de 34 000 habitants. En fait, tous les types de transporteurs peuvent atterrir à Rome.

Cet aéroport est devenu un important centre de développement pour les drones. Russell Stark, commissaire à l'aéroport international de Griffiss, a diffusé quelques vidéos d'essais réalisés au cours des dernières années. Marc Moffatt, directeur du développement économique d'Alma et directeur du Centre d'excellence sur les drones, a présenté les infrastructures locales à ses hôtes.

Cette visite a conforté M. Asselin dans sa vision. Comme conseiller municipal, il avait soumis l'idée de développer un centre d'excellence sur les drones en 2008, un projet qui s'est finalement concrétisé trois ans plus tard.

«Je suis enchanté!», raconte-t-il. «Les Américains ont une très forte culture en drone militaire. Nous, on parle du développement civil. C'est un peu comme Internet: au départ, c'était réservé à une utilisation militaire et aujourd'hui, on ne s'en passerait pas! C'est incroyable, tout ce qu'un drone peut faire! Nous avons déjà notre drone au service des incendies, pour trouver les points de chaleur. Ça peut capter où le feu a débuté. C'est fou! Ça pourra capter les fissures des pales d'éoliennes. Les implications sont incroyables, incroyables!»

M. Asselin considère les installations d'Alma un peu plus «avancées», notamment en raison d'investissements de quatre millions de dollars réalisées depuis un peu plus de quatre ans. Il s'agit d'un centre unique au Canada, relate-t-il fièrement.

Pour le moment, l'industrie des drones n'emploie qu'une dizaine de personnes à Rome. Le maire d'Alma n'y voit évidemment que la pointe de l'iceberg.

«On parle d'emplois techniques bien rémunérés», estime-t-il. «Chez nous, le centre est utilisé par des clients. Nous avons un secteur bien défini pour les drones, qui doit varier entre 10 et 25 personnes, selon les contrats. Des gens en recherche et développement viennent aussi vérifier si ce qu'ils ont inventé fonctionne.»

«Nous sommes prêts pour l'explosion», rêve M. Asselin. «Nous avons eu la visite de sous-ministres du ministère des Transports du Canada. Nous travaillons aussi un dossier avec le gouvernement du Québec et on s'attend à avoir des réponses bientôt, qui nous donneront un élan. Il faut garder notre avance sur les autres.»

De son côté, Mme Izzo souligne que les défis de Rome ressemblent beaucoup à ceux de certaines villes représentées à cette mission économique de l'UMQ.

«Une économie industrielle vers un avenir basé sur la haute technologie», résume-t-elle. Le développement des drones représente certainement un ingrédient important de cette recette.

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