Le ca du Fonds de diversification interpelle Martel

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Après avoir été interpellé directement par les administrateurs du Fonds de diversification économique à la suite d'une sortie publique sur le sujet, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, dit «perdre beaucoup confiance» envers ce conseil d'administration qui n'a toujours pas accusé réception à sa demande de rencontre.

En mars dernier, le représentant caquiste se disait étonné du choix de Lise Thériault comme ministre responsable de cette enveloppe de 200 millions de dollars. Et tout en y allant de ses suggestions, il souhaitait qu'elle se fasse rassurante en prolongeant la durée de vie de ce programme spécial qui vient à échéance le 1er avril 2018.

Quelques jours plus tard, les membres du conseil d'administration lui faisaient parvenir une correspondance en se disant «surpris de certaines erreurs dans vos commentaires». Entre autres, on le reprenait sur le fait que contrairement à ses prétentions, la grande entreprise n'est pas exclue du Fonds et qu'il se fait du démarchage.

«Bien que nous comprenions votre rôle, nous nous attendons à ce que nos élus évitent d'induire la population en erreur afin de faire passer leur point de vue. Il faut éviter l'approche démagogique qui inévitablement nuira à l'image du Fonds», pouvait-on lire dans cette lettre signée par les dix membres du comité et dont Le Nouvelliste a obtenu copie.

Or, pour Donald Martel, «de recevoir une lettre du conseil d'administration quand je n'ai jamais parlé contre eux, ça ressemble à une commande politique». «Je le prends très difficilement de me faire dire que je tiens des propos démagogiques. D'autant plus que je n'ai jamais fait allusion à eux autres, au conseil en place, de dire qu'ils ne faisaient pas une bonne job», a-t-il confié en entrevue.

Appelé à réagir, l'un des membres du comité, Michel Deveault, se plaît à souligner que la lettre en question avait été envoyée personnellement à Donald Martel. «Si j'avais voulu faire de la politique, je l'aurais envoyée comme lettre ouverte. Je me demande lequel des deux veut faire de la politique. Nous, notre intention, c'est de ne pas en faire», a fait savoir le président de Meubles Canadel.

Par ailleurs, celui-ci dit s'attendre à ce que la demande de rencontre exprimée par le député provincial soit discutée lors de la prochaine réunion du comité. Mais il prévient que même si un politicien a des choses à leur dire, «ça ne change pas le contenu du décret».

«Si la lettre était pour m'intimider et me faire fermer la boîte, c'est bien mal me connaître. Depuis qu'ils ont confié ce fonds-là à Lise Thériault, je suis un peu sceptique. Et si elle ne rétablit pas la situation, j'espère que c'est quelqu'un d'autre qui va s'en occuper», a renchéri M. Martel.

Dans sa réponse épistolaire adressée à M. Deveault au début avril, il avait déploré et condamné le langage employé à son endroit. «Vous me donnez l'impression de vouloir sauter dans l'arène politique et il est tentant pour moi de donner une interprétation à votre lettre», avait-il écrit.

Ce dernier affirme avoir toujours offert son aide, «que ça plaise ou non au gouvernement en place». «Je connais bien la région, j'ai une expérience comme directeur de CLD, je connais les enjeux économiques, mais j'aurais voulu que ce fonds-là soit apolitique et qu'on travaille tout le monde ensemble pour minimiser les impacts de la fermeture de Gentilly-2», a conclu le député de la CAQ.

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