Secteur manufacturier en Mauricie: «Une pépinière de projets»

L'économiste principale au Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau.... (François Gervais)

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L'économiste principale au Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau.

François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une conversion industrielle qui prend du temps à se réaliser, une image de la région qui doit être mise à jour et une pépinière de projets qui est en train de se bâtir: voilà quelques-uns des constats transmis vendredi aux membres des Manufacturiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec (MMCQ) par l'économiste principale au Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau.

Selon elle, la Mauricie aurait intérêt à mieux faire connaître son virage économique afin de se défaire de son étiquette de vieille région industrielle où régnaient les papetières et les alumineries.

D'autant plus que, malgré sa population vieillissante et un indice entrepreneurial en recul, la région compte, dit-elle, sur plusieurs atouts pour stimuler sa croissance économique, dont les deux incubateurs industriels, le fonds de diversification économique et les ports.

À son avis, l'implantation en cours d'un nouveau créneau d'excellence Accord dans le secteur de la conception et la fabrication de machines, les efforts à Shawinigan pour la mise sur pied du troisième Pôle numérique du Québec, les projets de mini-centrale et de bioraffinerie en discussion à La Tuque et l'aide financière consentie au Centre de métallurgie du Québec pour le développement des technologies de production sont autant d'exemples des efforts de diversification et de la volonté régionale de faire bouger les choses.

De plus, certains secteurs connaissent un essor en territoire mauricien. Si les entreprises oeuvrant dans la fabrication de machines et de produits métalliques arrivent en tête, l'alimentation, l'aéronautique, le numérique, l'éolien, de même que la filière électronique, électrique et écoénergétique se glissent également dans la liste des secteurs favorisés.

C'est sans compter que les secteurs liés de près à la construction résidentielle et non résidentielle (comme les produits du bois, le meuble, les produits métalliques et plastiques) et particulièrement les entreprises qui exportent vers les États-Unis devraient tirer leur épingle du jeu, prédit Mme Noreau.

Celle-ci a prévenu les participants à ce dernier déjeuner de la saison des MMCQ qu'il n'était pas viable d'élaborer une stratégie d'affaires sur un huard faible. «Même avec un dollar sous la parité, il importe d'augmenter la productivité», a-t-elle suggéré.

Il en est de même pour l'exportation. «Dans un contexte où la croissance de la population sera très modérée dans les prochaines années, l'exportation est loin d'être un luxe pour toute entreprise qui veut croître», renchérit la conférencière du jour.

Dans son analyse, Mme Noreau a parlé d'un contexte mondial inégal et fragile, de perspectives positives du côté américain, d'une relance de l'économie canadienne grâce aux investissements dans les infrastructures et d'une confiance des PME québécoises qui est supérieure à la moyenne nationale.

Pour sa part, le vice-président des MMCQ, Normand Beaulieu, a témoigné que la région vivait actuellement une transformation et que le tissu industriel était en diversification.

«Nous, les industriels, nous fabriquons des produits de qualité, nous sommes innovateurs et créons des emplois. En tant que manufacturiers, nous sommes des créateurs de richesse. Nous jouons un rôle majeur dans le développement de notre économie régionale et québécoise», a affirmé le directeur général des Machineries Pronovost à St-Tite, tout en donnant des exemples de prise en charge telles que GROUPÉ, un partenariat économique Mauricie-Rive Sud, et les ZIP (zones industrialo-portuaires).

Parmi les activités à venir, les MMCQ recevront le 10 mai à Trois-Rivières la consule générale des États-Unis et un panel de trois dirigeants d'entreprises exportatrices. Ces derniers témoigneront de leur expérience en sol américain. L'événement est organisé en collaboration avec Carrefour Québec International et la Chambre de Commerce et d'industries de Trois-Rivières.

Deux jours plus tard, Laurent Lemaire accueillera les manufacturiers pour une visite des usines Cascades Tissu et Cascades Plastique à Kingsey Falls. Un cocktail réseautage en compagnie de M. Lemaire et de dirigeants de Cascades clôturera la visite industrielle au Parc Marie-Victorin.

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