Manifestation d'appui aux grévistes de Delastek

Les messages étaient sans équivoque lors de la... (Marie Noël, Le Nouvelliste)

Agrandir

Les messages étaient sans équivoque lors de la manifestation organisée par Unifor dans les rues de Trois-Rivières, en appui aux grévistes de Delastek.

Marie Noël, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Delastek utilise l'argent des contribuables pour nous exploiter.» «Hautement subventionné, très peu d'emplois créés.»

Voilà quelques-uns des slogans que l'on pouvait lire sur les pancartes lors de la manifestation organisée jeudi midi à Trois-Rivières par les centaines de délégués d'Unifor, en appui aux grévistes de Delastek.

D'ailleurs, les marcheurs se sont arrêtés devant les bureaux du gouvernement provincial, sur la rue des Forges, afin de demander à Québec de couper les vivres à l'entreprise tant que la grève perdure.

«Delastek est hautement subventionnée pour des emplois que je cherche encore. Ça fait 401 jours qu'on est dehors. Madame la ministre Julie Boulet, prenez l'engagement de ne pas donner un sou additionnel à cet employeur tant et aussi longtemps que le conflit ne sera pas réglé», a clamé le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné.

Le syndicat prétend que la compagnie Delastek a bénéficié de subventions de plusieurs millions de dollars dans le passé pour la création d'emplois.

«Qu'ils ne lâchent pas car je n'attends pas de subvention et le temps des dinosaures est passé. Il serait important pour du monde moindrement intelligent de comprendre la différence entre prêt et subvention», a confié au Nouvelliste le président de Delastek, Claude Lessard.

Réuni en conseil québécois à Trois-Rivières, Unifor entend continuer à faire des représentations auprès des clients de l'entreprise, dont la compagnie Bombardier qui compte dans ses rangs des milliers de membres Unifor à travers le pays.

Pour la cinquantaine de grévistes, le noeud du problème est le fait que l'employeur profite de l'exception de la recherche et développement pour réduire la portée du certificat d'accréditation syndicale. Dans les faits, le syndicat est convaincu qu'une partie du travail de la production est réalisée par le département de R & D.

Par ailleurs, M. Gagné déplore que l'avocat de l'employeur n'avait pas de mandat lors de la dernière rencontre de conciliation du 2 mai. «Il va falloir venir vous asseoir», a-t-il lancé comme message au président de Delastek, Claude Lessard.

«Vous n'avez pas respecté le choix de ces travailleurs-là et vous avez pris tous les moyens pour vous en débarrasser. On ne se laissera pas faire. La gang d'Unifor, on va se battre. C'est inacceptable de revenir sur les choses réglées», a-t-il renchéri.

Pour sa part, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a indiqué que le temps était venu d'être «un peu moins poli».

«Un boss qui continue à négocier de mauvaise foi après 13 mois, qui est illégal avec ses scabs et qui fait un BBQ pour un an de grève, j'appelle ça un mangeux de m...», a-t-il lancé avant d'ajouter que les travailleurs de Delastek vont rentrer debout avec une convention collective signée.

«Malgré toutes ces attaques personnelles, ma porte reste ouverte», a fait savoir Claude Lessard.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer