Delastek: le syndicat veut «continuer la bataille»

Alors que le Conseil québécois d'Unifor a lieu à Trois-Rivières pendant trois... (Sylvain Mayer)

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Sylvain Mayer

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que le Conseil québécois d'Unifor a lieu à Trois-Rivières pendant trois jours, les quelque 350 délégués seront invités à manifester jeudi midi autour de l'hôtel Delta en guise d'appui aux grévistes de la section locale 1209 chez Delastek. Un geste de solidarité qui survient au moment même où le président de l'entreprise est à l'extérieur du pays.

Le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné.... (Le Droit) - image 1.0

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Le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné.

Le Droit

«C'est un employeur réellement antisyndical et sa nouvelle proposition est un pas en arrière en ajoutant une clause de sous-traitance. On n'acceptera pas ça et on va continuer la bataille», a lancé le directeur québécois fraîchement réélu, Renaud Gagné.

Avec la perspective de nouveaux contrats liés à Bombardier, celui-ci dit vouloir interpeller les gouvernements lors de cette marche afin qu'aucune aide financière ne soit accordée à cette entreprise «largement subventionnée» tant que la grève déclenchée le 1er avril 2015 n'est pas réglée.

D'ailleurs, le conflit qui frappe l'usine du secteur Grand-Mère et sa cinquantaine d'employés syndiqués depuis plus d'un an figurait en tête de liste des points abordés mercredi matin dans son rapport.

On peut y lire que l'employeur adopte une nouvelle tactique en tentant de se présenter comme le «bon gars» dans les médias, et ce, après avoir été durement rabroué par les tribunaux pour son agressivité et ses propos incendiaires à l'endroit des syndiqués. «Il se présente maintenant comme étant prêt à régler. Ce qu'il ne dit pas cependant, c'est qu'il a ses conditions», souligne M. Gagné.

Ce dernier a tenu à rappeler que le noeud du conflit repose sur le fait que l'employeur veut profiter de l'exception de la recherche et développement pour réduire la portée du certificat d'accréditation et de la convention collective.

«Dans les faits, il est cependant très clair qu'une partie du travail de la production se fait hors de l'unité par les employés du département de la recherche et développement. Malgré des rencontres de conciliation, le dossier fait du surplace», écrit-il dans son compte rendu.

Lors de son allocution, M. Gagné a évoqué le règlement du dossier à la caisse populaire de La Tuque, à la suite d'une journée de grève, l'entente intervenue avec Produits forestiers Résolu et les négociations de ce contrat modèle avec Rémabec.

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