Telus veut amener la fibre optique à Saint-Tite

Le plan d'investissement de Telus à Saint-Tite a... (Marie Noël, Le Nouvelliste)

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Le plan d'investissement de Telus à Saint-Tite a été dévoilé jeudi par Clément Audet, vice-président, marché des consommateurs chez Telus, et Francis Carrier, directeur des ventes de Telus et représentant régional en Mauricie, en présence de Bernard Thompson, préfet de la MRC de Mékinac, et d'André Léveillé, maire de Saint-Tite.

Marie Noël, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Les citoyens de Saint-Tite pourront bientôt se connecter à Internet via la fibre optique que Telus rendra disponible au marché domestique d'ici la fin de 2016.

La compagnie investit un million de dollars afin d'étendre son réseau de fibre optique jusqu'aux foyers des gens de Saint-Tite. Telus mettra ainsi à jour son réseau sans fil avec la technologie LTE qui va couvrir Sainte-Thècle et Lac-aux-Sables en 2017 et les autres municipalités de la MRC de Mékinac au cours des années à venir.

Selon Clément Audet, la compagnie s'ajuste à la hausse du trafic sur Internet découlant des habitudes des consommateurs qui ont changé en peu de temps.

«Il y a 10 ans, on avait un ordinateur fixe par maison. Quatre ou cinq ans après, l'ordinateur portable et la tablette se sont ajoutés. Aujourd'hui, à peu près tout le monde a un téléphone intelligent, on regarde des fils en streaming, on va sur Youtube. Il y a donc quatre ou cinq personnes qui naviguent sur Internet en même temps», commente M. Audet, vice-président, marché consommateurs chez Telus.

La croissance de la domotique a aussi été analysée par l'équipe de Telus. Tout ce qui concerne le contrôle à distance (serrures intelligentes, systèmes d'éclairage, gestion de la température ambiante) exige plus de bande passante. Le réseau de Telus peut offrir une très grande vitesse de connexion.

«La fibre optique a une capacité illimitée. C'est le client qui va choisir s'il veut avoir 15 mégabits (par seconde) ou 250 mégabits (par seconde)», ajoute M. Audet.

Les capacités offertes par la fibre optique disponible aux citoyens réjouissent au plus point le maire de Saint-Tite, André Léveillé.

«C'est un outil de développement pour Saint-Tite et pour toute la MRC. Telus arrive avec une nouvelle technologie qui fait qu'Internet sera plus fort. C'est bon pour les citoyens et aussi pour les entreprises. On va d'ailleurs organiser une rencontre entre les gens d'affaires et Telus d'ici la fin du mois de mai. Je veux que Telus explique toutes les possibilités avec la fibre optique.»

Bernard Thompson voit aussi en ce projet un levier de développement économique pour toute la MRC de Mékinac.

«On a mis l'emphase depuis les dernières années sur l'entrepreneuriat. Si on veut que les jeunes se lancent en affaires, il faut leur donner les moyens», témoigne le préfet de la MRC de Mékinac.

Telus a commencé à investir dans la mise à jour de son réseau dans plusieurs régions québécoises, notamment dans les secteurs de Donnacona et de Cap-Santé. La rentabilité du déploiement de la fibre optique se base sur les frais supérieurs exigés pour les vitesses de connexion. De plus, la fibre optique offrira une durabilité nettement plus grande que le réseau de cuivre standard, ce qui engendre des économies d'entretien du réseau.

La direction de Telus prévoit qu'une vingtaine de kilomètres de câble seront nécessaires afin de sillonner les rues de Saint-Tite. Les travaux d'installation débuteront cet été et seront complétés en décembre. Le chantier prendra une pause durant le Festival western de Saint-Tite.

Régions rurales: pas de tours sans subventions

L'offre de téléphonie mobile dans certains secteurs plus ruraux peut difficilement se réaliser par les entreprises de télécommunications sans aide financière publique, croit Clément Audet.

Le Nouvelliste a interrogé le vice-président, marchés des consommateurs de Telus sur la possibilité d'offrir la téléphonie mobile dans des secteurs moins populeux de la région. On se rappellera notamment que Rogers a annoncé en janvier dernier l'abandon d'un projet de téléphonie cellulaire le long de la route 155.

«La téléphonie mobile est maintenant rendue un acquis. Mais en termes de réglementation, c'est encore une commodité. On n'a pas accès à des programmes de subventions du secteur public. Si une tour n'est pas rentable, on ne fait pas le projet», explique M. Audet, en soulignant l'aspect de la densité de la population dans l'équation d'affaires.

Ce dernier mentionne que cinq programmes gouvernementaux ont été lancés au cours des dernières années afin de favoriser l'accès à Internet sur le territoire canadien. Ce vice-président de Telus souhaite que ces programmes englobent à l'avenir le secteur de la téléphonie mobile, ce qui serait un très bon incitatif pour les entreprises privées à élargir les zones de couverture de ce service.

«Ce n'est pas une situation unique à la Mauricie, rappelle M. Audet. C'est comme ça en Gaspésie, sur la Côte-Nord, dans le nord de l'Ontario et ailleurs.»

Rogers avait projeté d'installer des tours de télécommunications entre Lac-Bouchette et Saint-Roch-de-Mékinac. L'entreprise s'est retirée du dossier sans donner d'explications.

La décision avait grandement déçu les intervenants politiques du milieu.

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