Groupe Capitales Médias: Martin Cauchon plaide pour le multiplateforme

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Alain Turcotte, président et éditeur du Nouvelliste, Mario Lamontagne, président de la CCIS, Guylaine Tremblay, directrice du Centre d'excellence de CGI à Shawinigan, Martin Cauchon, président directeur de Groupe Capitales Médias et conférencier, Sylvie Lavergne, coordonnatrice du colloque, Pierre Desmarteau, de Cogeco, président d'honneur, et Philippe Nadeau, directeur général du Digihub Shawinigan.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) «Je ne vois pas le jour où je vais mettre de côté l'une de nos plateformes. Le papier reste important et efficace pour les annonceurs. Et on a des lecteurs comme on n'en a jamais eu dans le passé et c'est en croissance».

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Le président directeur de Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, traitant de l'évolution des médias écrits.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Voilà l'un des nombreux messages qu'a lancés mercredi le président directeur de Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, lors du précolloque sur les technologies de l'information qui s'installe pour deux jours au Digihub Shawinigan sous le thème Les défis du 3e millénaire.

D'entrée de jeu, le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan (CCIS), Martin St-Pierre, a rappelé la déclaration que son invité avait faite l'an dernier à Toronto à l'effet que «les journaux régionaux sont au coeur d'une révolution sans précédent et ils doivent innover pour demeurer pertinents».

D'abord, le propriétaire du Nouvelliste et de cinq autres quotidiens au Québec, soit Le Soleil, Le Droit, La Tribune, La Voix de l'Est, et Le Quotidien, a expliqué comment, lors de la transaction survenue il y a un peu plus d'un an, ces journaux offraient déjà de l'information de proximité et de qualité, reflétant chacune leur communauté, avec des marques de commerce «extrêmement présentes», faisant partie de l'histoire du Québec. «Et dans l'ensemble du groupe, les 400 membres de l'équipe avaient à coeur le même mandat», a-t-il précisé.

Toutefois, depuis quelques années, le modèle d'affaires était, dit-il, en pleine transition avec un déplacement vers d'autres plateformes que le papier.

«On a suivi le lectorat, on devait aller dans l'univers numérique et en trois mois, on a développé des applications qui, à ce jour, comptent plus de 200 000 téléchargements dans le réseau. C'est phénoménal. Et plus de 1,8 million de gens sont en contact avec nos marques de commerce», a-t-il fièrement dévoilé.

«On rencontre nos lecteurs là où ils sont», renchérit-il, faisant allusion à la tablette électronique, au téléphone intelligent et au site Internet qui est «extrêmement consulté».

Celui-ci se souvient du leitmotiv qu'il avait découvert chez Louis Garneau alors qu'il était ministre fédéral: condamné à innover. «Quand tu fais du surplace, ton modèle d'affaires est en danger», a fait remarquer M. Cauchon aux dizaines de personnes présentes.

Le conférencier du jour a tenu à signaler que son groupe de presse est d'abord et avant tout un producteur de contenu.

«J'ai à coeur l'information dans l'ensemble des marchés qui se trouvent dans six villes extraordinaires. Les salles de nouvelles sont fondamentales et nous avons des ressources humaines exceptionnelles. Nous travaillons vraiment comme un groupe. Nous avons un bel esprit d'équipe et une fierté», a-t-il affirmé.

Si l'entrepreneur qu'il est devenu fait maintenant une lecture complètement différente de ses journaux qu'à l'époque où il était politicien, celui qui traite dorénavant la nouvelle au lieu d'en être l'acteur dit trouver fascinante l'industrie médiatique.

«Je m'intéresse au contenu, à l'aspect technique. Je suis aussi passionné que je l'étais en politique», assure celui qui avait également cette même passion comme avocat.

Or, a-t-il confié, que ce soit en politique ou en affaires, la passion doit non seulement faire partie des ingrédients, mais également «le goût de bâtir et le goût du risque».

Et des idées pour améliorer son produit, il n'en manque pas, que ce soit une stratégie de médias sociaux ou encore, des ententes comme celles conclues récemment avec V télé.

«Si je reviens vous voir dans deux ou trois ans et que le modèle d'affaires aura été protégé et développé pour assurer la pérennité, je pourrai dire mission accomplie. Nous allons grandir. The sky is the limit», a-t-il conclu, évoquant des nouveautés à venir et parlant «d'ailleurs au Canada et aux États-Unis».

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