Le Salon Trois-Rivières-Bécancour: «Le cruising bar de l'emploi»

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Des dizaines de personnes faisaient la file sur le coup de 9 h 30, jeudi, à la porte de la Bâtisse industrielle, pour accéder au Salon de l'emploi Trois-Rivières-Bécancour.

François Gervais Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Non, il ne s'agissait pas de se procurer des billets pour le spectacle de Céline Dion. Mais les dizaines de personnes qui faisaient la file sur le coup de 9 h 30, jeudi, à la porte de la Bâtisse industrielle, avaient plutôt pour but de se dénicher un emploi.

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Une étudiante en secrétariat, Jessica Leblanc, soumettant son nom comme stagiaire aux représentantes de Marmen.

François Gervais, Le Nouvelliste

Et à la fin de la journée, ce sont 3800 visiteurs qui avaient franchi les tourniquets du Salon de l'emploi Trois-Rivières-Bécancour, contre 4400 en 2015.

«600 chercheurs d'emploi en moins, c'est une bonne nouvelle. C'est très positif. Ça reflète le taux de chômage qui est en baisse et le taux d'emploi qui est en hausse», a expliqué le directeur adjoint d'Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières, Jean Côté.

«C'est le cruising bar de l'emploi», avait lancé en ouverture le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, pour décrire ce lieu de rencontre annuelle entre plus de 80 employeurs et les centaines de chercheurs d'emploi et ce, à une époque, dit-il, où les démarches se font plutôt sur une base virtuelle. «Le match d'emploi, c'est une game humaine», renchérit-il.

D'ailleurs, les quelque 1600 postes offerts à travers une centaine de kiosques ont fait dire à son homologue trifluvien, Yves Lévesque, que «ça bouge beaucoup dans la région». 

«Quand on sollicite les gens, il faut être à la hauteur au niveau du dynamisme et de la détermination. Il faut se faire un devoir de sonder notre clientèle et le taux de satisfaction est très élevé», a commenté celui qui se plaît à parler d'un guichet unique où les gens peuvent rencontrer les décideurs.

Le maire de Trois-Rivières n'a pu s'empêcher de rappeler «qu'on a fait un bon mariage avec Bécancour au niveau économique et dans différents secteurs».

«J'ai hâte d'avoir des grosses nouvelles à Bécancour et que la pelle soit grafignée. En 2016, 2017 et 2018, ça va bouger beaucoup», prédit-il, tout en évoquant des nouvelles commerciales importantes à venir dans son centre-ville.

Pour sa part, Jean-Guy Dubois a confié comment le Salon de l'emploi représentait un événement important «qui souligne ce partenariat qu'on a soudé avec le partenariat économique». «Et ce que souhaite tout maire, c'est que chacun de ses citoyens ait un emploi de qualité», a-t-il partagé.

Outre la grande entreprise comme l'A.B.I. qui avait sa place au Salon, la Ville de Bécancour avait son propre kiosque pour faire connaître les emplois de plusieurs entreprises de son territoire. Entre autres, le Marché Godefroy est à la recherche d'un directeur général.

Sur la rive nord, les dirigeants de Hardy Filtration ont jugé nécessaire de louer un espace en raison de leurs grands besoins de recrutement. Leur personnel est passé de 37 à 55 employés en peu de temps et ils ont six autres postes à offrir comme journalier, assembleur de filtre, acheteur ou couturière. «On a même débuté un quart de soir», ont confié au Nouvelliste Réjean Hardy et sa fille Geneviève. 

Comme toujours, Marmen ne cesse de vouloir mettre la main sur des soudeurs et des manoeuvres pour poursuivre son expansion. Ce qui n'a pas empêché une étudiante en secrétariat, Jessica Leblanc, de soumettre son nom comme stagiaire.

Par ailleurs, une mère de famille, Manon Ricard, aimerait bien mettre à profit son attestation d'études collégiales en génie industriel. Chargée de la livraison du quotidien régional depuis plusieurs années, elle n'a pas hésité à remettre son curriculum vitae à des grandes sociétés telles que Kruger et l'Aluminerie de Bécancour.

Pendant que Jean-Claude Verrette, 58 ans, faisait valoir ses 32 ans d'expérience en imprimerie alors que son employeur vient de fermer ses portes, Andréanne Guilbert, 28 ans, explorait le secteur des communications après un congé de maternité. «J'ai un bon réseau de contacts et j'aime écrire», précise cette ancienne attachée politique.

Sur le parquet de la Bâtisse industrielle, on retrouvait également des entreprises de Shawinigan, dont ICO Technologies qui est à la recherche, entre autres, de programmeurs seniors et de chargés de projet. L'embauche de six nouvelles ressources permettrait à cette firme en pleine croissance d'atteindre la cinquantaine d'employés.

«Le Salon, on l'a un peu éclaté cette fois-ci, il y a des gens qui viennent de partout de la Mauricie et de la rive sud, bien entendu, avec cette entente qu'on a avec Bécancour. Trois-Rivières a un rôle de leader comme capitale de la Mauricie.

Et ce Salon répond à des besoins qui émanent de la part des employeurs. Ça veut dire que les industries recommencent à bien tourner. C'est une excellente nouvelle. C'est un très beau succès sur toute la ligne. On est extrêmement content», conclut le directeur général d'IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly.

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