La cabane à cerise n'est plus

La cabane à cerise n'a pas ouvert ses... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La cabane à cerise n'a pas ouvert ses portes ce printemps, Gilles Beaulieu et Nancy Laprés ayant vendu leur entreprise.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Charette) Les fidèles clients de la cerisaie le Temps des cerises doivent se faire à l'idée: avec la vente des activités de l'entreprise à une compagnie de la Montérégie, les amateurs des plaisirs sucrés du printemps doivent faire leur deuil de la cabane à cerise.

Même si la vente des activités du Temps des cerises remonte à plus de six mois, quelques personnes se sont rendues récemment à cet établissement de Charette avec l'idée de déguster un repas de cabane à sucre à base de cerise. La disparition des affiches du commerce les a convaincues de la fermeture définitive des lieux.

«J'ai tout vendu: les marques de commerce des produits Croque-cerise, le fonds de commerce, les équipements pour la transformation. Ce sont un frère et une soeur qui ont une cerisaie à Saint-Paul-d'Abbotsford qui ont acheté. Ils continuent la marque Croque-cerise. Mais ils n'ont pas repris la cabane à cerise. La saison des sucres allait super bien. C'est de valeur», explique Gilles Beaulieu, le fondateur de l'entreprise avec sa conjointe, Nancy Laprés.

Le couple avait lancé les activités de cette cerisaie en 2001 avec la plantation de cerisiers. D'importants investissements ont été consacrés au fil des années. Un essoufflement généralisé a incité le couple à se départir de son entreprise, d'autant plus que la marge de profit n'était vraisemblablement pas à la hauteur des efforts consentis.

«J'ai vendu parce que j'ai eu un bon prix et on n'était pas mal épuisé. La transformation, l'autocueillette, l'entretien des cerisiers, la vente, c'était trop de travail pour nous deux», raconte M. Beaulieu, qui précise que 25 000 personnes se présentaient annuellement à son entreprise.

La transaction a été officialisée à l'été 2015.

Nodule noir

La cerisaie a été frappée il y a quelques années par une maladie causée par un champignon. En 2012, 3000 cerisiers avaient dû être arrachés, victimes du nodule noir. 

Le Temps des cerises avait aussi perdu des fruits de 5000 arbres à l'été de 2014, conséquence d'une tempête de grêle qui avait causé d'importants dommages à des productions maraîchères de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Les deux malheurs avaient entraîné une perte de revenus estimée à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Ce double coup du mauvais sort a également pesé dans la balance lorsque la décision de vendre a été prise.

«Le fait qu'on soit au nord du lac Saint-Pierre n'aide pas à cause de l'humidité, dit M. Beaulieu. Ça apporte des problèmes fongiques aux arbres et aux fruits.»

M. Beaulieu affirme n'avoir eu aucun contact avec des gens d'affaires de la Mauricie pour la reprise de sa compagnie. 

Il faut dire que l'entreprise de Saint-Paul-d'Abbotsford a profité d'un rapport privilégié. Les deux parties faisaient déjà des affaires ensemble, le Temps des cerises achetant des cerises de cette entreprise pour la fabrication de ses tartinades et de ses marinades.

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