Le syndicat Unifor déçu de Delastek

La grève se poursuit chez Delastek.... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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La grève se poursuit chez Delastek.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même si la récente mise au point «anniversaire» du président de Delastek laissait poindre un peu d'espoir après une dure année de conflit, le syndicat Unifor se dit «réellement déçu» du peu d'effort démontré par l'employeur à la table de négociation en vue de dénouer l'impasse.

«On pense qu'il serait temps de se mettre en mode règlement. On a offert tous les samedis et dimanches du mois d'avril pour se rencontrer, mais l'employeur n'est pas disponible. Ce n'est pas avec des rencontres de 3 à 6 heures par mois qu'on va trouver un dénouement. C'est autant plus décevant que dans une sortie publique, la semaine dernière, le propriétaire de l'usine avait plutôt démontré une certaine volonté à trouver une solution», a dénoncé Luc Deschênes, représentant national d'Unifor.

Dans une entrevue accordée au Nouvelliste, le président de l'entreprise, Claude Lessard, disait avoir l'impression que «c'est en train de bien tourner». «On essaie de négocier de façon différente et trouver des pistes de solution. On a changé notre approche de négociation», avait-il déclaré.

Or, le syndicat a tenu à clarifier certaines des affirmations faites alors par le propriétaire de Delastek. «Il est inexact de dire que le syndicat a perdu sept griefs où on demandait d'étendre l'accréditation syndicale à la recherche et développement. Ce qui s'est plutôt passé, c'est qu'il y a eu un grief déposé concernant le travail des salariés exclus du certificat d'accréditation et que ce grief revendiquait l'affichage de postes», a-t-on expliqué du côté d'Unifor.

Il y a aussi eu une démarche auprès du Commissaire du travail afin de départager le travail de recherche et développement du travail de production. «Cette démarche n'avait pas pour but d'élargir le certificat d'accréditation, mais plutôt de le définir», précise-t-on.

Par ailleurs, le syndicat affirme n'avoir jamais cherché à élargir son certificat d'accréditation. L'enjeu de cette négociation, dit-il, est de départager «une fois pour de bon» le travail dit de recherche et développement du travail des employés syndiqués.

«Nous avons retenu nos commentaires, car on voulait laisser toute la chance à un possible déblocage lors de la séance de conciliation du 6 avril dernier. Mais là, c'est clair, les bottines ne suivent pas les babines. Il tente de nous faire porter l'odieux alors que dans les faits, c'est l'employeur qui veut profiter de l'exception de la recherche et développement pour réduire la portée du certificat d'accréditation et de la convention collective. C'est ça, le noeud du problème», soutient M. Deschênes.

«Nous sommes toujours aussi engagés et solidaires auprès des membres de la section locale qui n'ont jamais abandonné leur combat et qui font preuve d'une grande ténacité», a renchéri Alexandre Maranger, président de la section locale 1209.

Pendant ce temps, les parties continuaient jeudi les auditions devant le commissaire du travail sur l'application de l'article 109, qui vise le travail des non-syndiqués et des personnes embauchées depuis le début du conflit de travail chez l'employeur. La prochaine rencontre de conciliation est prévue le 2 mai prochain. Le président de Delastek, Claude Lessard, a choisi de ne pas commenter la situation.

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