Une agriculture mal comprise...

Le président de la Fédération de l'UPA Centre-du-Québec,... (Marc Rochette, Le Nouvelliste)

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Le président de la Fédération de l'UPA Centre-du-Québec, Jean-Luc Leclair, s'adressant aux membres de la CCICQ.

Marc Rochette, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) «On n'a jamais fait le choix de s'installer à côté d'un non agriculteur. On a l'impression d'être traités comme des intrus».

Voilà l'un des constats partagés par le président de la Fédération de l'UPA Centre-du-Québec, Jean-Luc Leclair, devant des maires et des gens d'affaires lors d'une conférence organisée par la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec.

D'entrée de jeu, l'invité du jour s'est plu à rappeler à l'auditoire que la région de Nicolet-Bécancour comptait pas moins de 966 entreprises agricoles, avec un chiffre d'affaires de 333 millions de dollars.

«L'agriculture est l'activité économique numéro un au Centre-du-Québec avec un chiffre d'affaires qui approche le milliard de dollars», a-t-il affirmé.

Or, au fil des années, le monde agricole a été confronté à deux problématiques: une compétition pour le sol et la cohabitation.

D'abord, M. Leclair a expliqué que la Commission de protection du territoire agricole du Québec n'avait pas pour but d'interdire tout développement, mais «de le rendre plus cohérent et moins anarchique». «Plus de 50 % de la population vit sur les meilleures terres agricoles du Québec», a-t-il fait remarquer.

À son avis, la cohabitation est un domaine vaste et complexe avec plusieurs acteurs, dont divers ministères, les municipalités et les MRC. «C'est évolutif avec le temps. Mais de plus en plus de gens ne savent pas ce qu'est une ferme. Avant, on était plus tolérant et compréhensif alors que maintenant, les citoyens considèrent nos pratiques normales comme des nuisances», déplore le conférencier.

Ensuite, il y a cette préoccupation de protéger le garde-manger des Québécois, d'où cette précaution concernant les cas de dézonage qui peuvent, dit-il, affecter les agriculteurs. «Les producteurs dépensent un million de dollars de leurs poches pour fournir des avis. Il y en a des milliers qui demandent de dézoner un petit carreau. C'est en les additionnant que ça devient grave», a-t-il fait savoir.

Selon lui, la réserve des agriculteurs envers le dézonage est d'autant plus justifiée que les besoins alimentaires risquent de croître avec la hausse de la population alors que les terres cultivables seront affectées par le réchauffement climatique. C'est sans compter l'accaparement des terres par des intérêts étrangers.

«Avec une superficie agricole qui est de 3 % au Québec, vous êtes d'accord que ça aille plus bas?», a-t-il lancé à l'auditoire. À son tour, M. Leclair s'est fait questionner sur l'agrotourisme, la relève agricole et les rares approbations de dézonage dans la Ville de Bécancour.

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