Semaine du numérique à Québec: une incursion à Shawinigan

Le DigiHub... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Le DigiHub

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Ça bourdonnait au DigiHub Shawinigan mardi après-midi, alors qu'une quarantaine de visiteurs d'outre-mer découvraient à leur tour la qualité de cet espace d'incubation pour les petits génies du monde virtuel. Le deuxième étage de l'ex-Wabasso accueillait une délégation qui passe l'essentiel de la semaine à Québec, dans le cadre de la semaine du numérique.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, n'a évidemment pas raté pareille occasion pour échanger avec les visiteurs. Surtout qu'il avait parlé du DigiHub lors d'une visite organisée par l'Université du Québec à Trois-Rivières à Chambéry, en France, l'automne dernier.

Mardi, la délégation était composée de 37 personnes, dont 11 de Chambéry. Des gens à la recherche d'un emploi, de contacts ou d'un déclic pour démarrer une entreprise.

«Je suis content, parce qu'il n'y a pas d'autres visites organisées, à part à Québec et à Montréal», fait remarquer M. Angers. «Ils ont choisi de venir à Shawinigan et nulle part ailleurs.»

Dans le cadre de cette journée, les ambassadeurs locaux se sont décrits comme étant les «Bûcherons du numérique» ! Ils ont cueilli les participants en autobus à Québec et les ont transportés à Shawinigan, où leur visite a débuté au sommet de la Cité de l'énergie.

«Nous avons fait une campagne de promotion pour venir nous découvrir, parce qu'on voulait faire savoir à nos visiteurs qu'à Shawinigan, il se fait des choses extraordinaires», explique Luc Arvisais, directeur de la division économique de la Ville. «Des employeurs comme CGI, Cognibox - SIM, ICO Technologies, V3 Ventures sont ici. Nous faisons découvrir des opportunités d'emploi et d'entrepreneuriat au DigiHub.»

«Je suis assez allergique aux échanges internationaux, où on va prendre un café et qu'on s'en revient sans rien», ajoute le maire. «Ça a pris du temps à nous décider d'aller du côté de Chambéry, beaucoup d'essais de l'UQTR. Mais quand on y est allé, nous avons vu une opportunité assez exceptionnelle de faire des échanges économiques.»

Le maire de Shawinigan glisse qu'il souhaiterait vivement que l'UQTR s'intègre au DigiHub pour offrir une formation universitaire spécifique. «Ça va fonctionner!», prédit-il, sous l'oeil complice de Sylvain Benoit, directeur du bureau de l'international et du recrutement à l'UQTR.

Impressionnés

Nathalie Colin-Cocchi, adjointe au maire de Chambéry, chargée des relations internationales, de la coopération décentralisée et de la jeunesse, mentionne que cette visite sert également à renforcer les liens entre les deux villes.

«Nous sommes très heureux de visiter ce lieu que la Ville de Chambéry envie», confie-t-elle. «Ce que vous avez fait de cette surface nous a vraiment épatés. Mais nous pourrons également développer des partenariats dans d'autres domaines, avec l'Université du Québec à Trois-Rivières, ou avec des stages dans des entreprises de nos territoires.»

«Je suis très impressionné du lieu et du travail qui a pu être fait», renchérit Aloïs Chassot, adjoint au maire chargé de développement durable, des technologies innovantes, de la transition énergétique et de la communication à Chambéry.

«Quand on imagine qu'il n'y avait rien ici il y a quelques années et que maintenant, il y a tout un écosystème qui se crée. On rêve d'avoir ça sur notre territoire!»

Chambéry possède aussi son incubateur d'entreprises du numérique en démarrage, «mais pas aussi grand», spécifie M. Chassot.

La délégation a quitté le Digihub en milieu d'après-midi. La semaine du numérique se termine le 8 avril.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer