Relève agricole: une approche unique au Québec

Norman Houle, directeur régional du MAPAQ, Robert Lalonde,... (Marc Rochette)

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Norman Houle, directeur régional du MAPAQ, Robert Lalonde, président du PDAAM et préfet de la MRC de Maskinongé, René Perreault, premier vice-président de l'UPA Mauricie, Normand St-Arnaud, producteur fourragère, et Errol Duchaine, animateur de la journée bilan.

Marc Rochette

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que la moitié des entrepreneurs agricoles sont en âge de prendre leur retraite, mais que la plupart d'entre eux n'ont, à ce jour, aucune relève clairement identifiée, différents partenaires de la Mauricie ont souligné vendredi le succès du projet-pilote mis de l'avant à l'été 2015 pour les accompagner. Et déjà, on rêve de reconduire le programme.

«Ce sont des enjeux de taille pour l'avenir de l'exploitation agricole», a commenté le président du Plan de développement de l'agriculture et l'agroalimentaire de la Mauricie (PDAAM), Robert Lalonde.

La question des transferts d'entreprises a d'ailleurs fait surface lors de l'élaboration des plans de développement de la zone agricole de la MRC des Chenaux et de la MRC de Maskinongé, dont il est le préfet.

«Étapes de transfert, sécurité financière, impacts fiscaux, ressources humaines et financières disponibles sont quelques exemples de leurs préoccupations», a souligné la chargée de projet pour le service d'accompagnement, Huguette Veillette.

Celui-ci visait à mieux connaître la situation et les besoins des producteurs agricoles, surtout les 55 ans et plus, histoire de les outiller pour planifier l'avenir de leur entreprise dans l'optique d'un éventuel départ à la retraite.

Or, l'objectif de réaliser 20 rencontres a largement été dépassé. À ce jour, 40 exploitations agricoles ont bénéficié du service: 24 avaient une relève identifiée, 12 étaient sans relève et quatre étaient indécises. De plus, 26 entreprises ont aussi participé à des activités tenues à la suite des besoins exprimés par les producteurs. Une trousse d'outils et de services a même été produite.

«C'est fantastique de savoir qu'il y a des gens sur le terrain disponibles pour nous aider dans une des étapes les plus importantes de notre vie et que l'avenir de mon entreprise sera entre de bonnes mains», a témoigné le premier vice-président de l'UPA Mauricie, René Perreault, qui a bénéficié du service d'accompagnement à titre de producteur agricole.

Selon lui, le changement de garde important auquel on assiste au sein des PME n'épargne pas le secteur de l'agriculture qui compte un millier d'entreprises en Mauricie. «Ce n'est pas un drame, c'est le temps de passer le flambeau et il vaut mieux débuter plus tôt que tard», a-t-il lancé aux participants à la journée bilan.

Pour un producteur fourragère de Shawinigan-Sud, Normand St-Arnaud, un tel service se veut sécurisant alors qu'il n'a toujours pas fixé le moment de sa retraite et qu'il n'a pas de relève connue.

«Ce qui est unique dans ce service, c'est d'aller voir les cédants à l'aube de prendre des décisions», a conclu le directeur régional du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Norman Houle.

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