Mise en vente des actifs du Fin quartier et des Fines charcuteries Mado

Les revenus insuffisants au Fin quartier n'ont pas... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Les revenus insuffisants au Fin quartier n'ont pas permis à ce modèle d'affaires de survivre plus de huit mois.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que l'assemblée des créanciers tenue mardi dans les bureaux de Raymond Chabot Grant Thornton à Trois-Rivières n'aura attiré qu'un seul créancier par dossier, le syndic et associé, Mark Bernier, a annoncé la publication d'appels d'offres dès ce samedi pour la mise en vente des actifs dans la faillite du Fin quartier et des Fines charcuteries Mado survenue le 9 mars dernier à Shawinigan.

Le syndic et associé chez Raymond Chabot Grant... (Marc Rochette) - image 1.0

Agrandir

Le syndic et associé chez Raymond Chabot Grant Thornton, Mark Bernier.

Marc Rochette

D'ici l'ouverture des soumissions le 5 mai prochain, une journée sera même réservée exclusivement aux membres de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan pour qu'ils puissent visiter les lieux, histoire de susciter de l'intérêt pour une transaction.

Lors des deux assemblées des créanciers qui se sont succédées, M. Bernier a fait état des affaires aux rares personnes présentes, dont la propriétaire du Fin quartier et copropriétaire de Mado Plaisir Gourmand, Nathalie Milette. Visiblement bouleversée par la couverture médiatique entourant la fin de l'aventure qui fut lancée en grande pompe à l'été 2015, la femme d'affaires n'a pas émis de commentaires formels à sa sortie.

Le syndic a expliqué comment le départ du plus important locataire, Mado, avait sonné le glas au projet, cette entreprise occupant 60 % des espaces. Après la faillite, les trois autres locataires ont également quitté le complexe alimentaire.

«La communauté a un intérêt et il y a toujours la possibilité de relancer les opérations», croit M. Bernier, évoquant différentes vocations pouvant intéresser un éventuel acquéreur.

Rappelons que techniquement, le Fin quartier était considéré comme une compagnie qui possédait l'immeuble et qui louait des locaux. Les Fines charcuterie Mado s'occupait de l'exploitation de l'épicerie fine. D'où la mise en vente du bâtiment et des équipements dans le premier cas, et surtout des équipements dans le second.

Selon les bilans de faillite, Le Fin quartier possédait des actifs de près de 5,5 millions $, dont cinq millions $ seulement pour l'immeuble et le terrain.

Le passif de cette entreprise frôlait les 5,9 millions $, dont la plus grande partie était constituée de l'hypothèque du même bâtiment, à 4,1 millions $, une créance garantie à la Banque Nationale.

Le montant des créances non garanties s'élevait à 1,78 million $ et presque la totalité de cette somme avait été avancée par la propriétaire, Nathalie Milette, via sa compagnie de gestion ou à titre personnel.

Le Fin quartier et Nathalie Milette apparaissent également dans la liste des créanciers non garantis de la faillite des Fines charcuteries Mado, pour un peu plus de 200 000 $, sur un montant total de 315 810 $.

Ce bilan comprend également une liste de six créanciers garantis (495 000 $) et un montant de 11 753 $ en vacances à payer aux employés. Compte tenu des actifs déclarés, principalement des biens meubles, le déficit des Fines charcuteries Mado s'établissait à 296 163 $ au 9 mars.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer