Budget: «Une vision qui fait du bien»

Frédéric Laurin... (Photo: François Gervais)

Agrandir

Frédéric Laurin

Photo: François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le professeur en économie de l'UQTR, Frédéric Laurin, trouve que «ça fait du bien de revoir ce genre de budget qu'on voit toujours au provincial, peu importe les partis».

«Il y a vraiment un contraste avec les conservateurs. Le budget conservateur, c'était d'un ennui total. On n'arrivait pas à voir la ligne directrice, les objectifs visés, sauf électoraux ou idéologiques. C'était une série de mesurettes qui n'avaient pas de lignes directrices, sauf d'aller chercher des clientèles très précises un peu partout», a-t-il confié.

«Là, on voit vraiment une vision du développement économique, on peut être pour ou contre, au moins, ce sont des mesures beaucoup plus généralistes, ce ne sont pas des micro-mesures comme la rénovation d'un aréna dans une ville perdue. Ce sont des grandes lignes directrices, avec des mesures plus générales qui viennent s'attacher à ça», renchérit M. Laurin.

Selon lui, le budget fédéral reprend bon nombre d'éléments du programme électoral des libéraux comme la baisse d'impôt pour la classe moyenne et la hausse des impôts pour les classes supérieures.

Que pense-t-il de l'ampleur du déficit? «Quand ce sont des dépenses en infrastructures, j'ai moins de problème avec ça. C'est purement des investissements. C'est utile pour l'économie, il y a une rentabilité propre à ces infrastructures-là, et juste le fait de les faire, ça va faire rouler l'économie, il y a un effet multiplicateur sur l'économie», explique le spécialiste.

Au fond, dit-il, le gouvernement compte sur cette approche: «je m'endette beaucoup maintenant, ça va relancer l'économie, augmenter le PIB, ça va me permettre d'avoir les revenus suffisants pour pouvoir rembourser un moment donné».

Par contre, Frédéric Laurin se dit préoccupé par «beaucoup de nouvelles dépenses de programmes qui ne sont pas financées, comme l'amélioration de l'assurance-emploi, qui n'est pas de l'investissement au sens propre, la qualité de vie des aînés ou le soutien aux anciens combattants».

«Ça m'inquiète d'autant plus qu'on ne voit pas à quel moment on va revenir à l'équilibre zéro. Il y a de l'endettement jusqu'en 2021. Moi, j'aime ça savoir exactement à quel moment on revient au déficit zéro et comment on finance tout ça. Ça, c'est plus inquiétant. On dirait qu'on est retombé dans des vieux travers d'être très dépensier», fait-il remarquer.

Finalement, ce dernier salue ce recentrage sur la recherche fondamentale alors que les conservateurs, souligne-t-il, étaient davantage sur la recherche très appliquée ou la commercialisation de la recherche.

«On sait où ils s'en vont en terme de stratégie économique. Il y a des choses intéressantes en recherche, innovation, grappe industrielle. Avec ce premier budget, le gouvernement fait l'étalement de sa vision pour les prochaines années.»

Partager

À lire aussi

  • Budget: «Une relance payée par le Québec»

    Affaires

    Budget: «Une relance payée par le Québec»

    «Ça ressemble à une relance de l'économie canadienne payée en grande partie par le Québec». Voilà la réaction du député bloquiste de... »

  • La classe moyenne oubliée, selon Aubin

    Affaires

    La classe moyenne oubliée, selon Aubin

    Le député néodémocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin, estime que les libéraux ne viennent pas véritablement en aide à la classe moyenne avec ce... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer