Sortie de Girard contre Martel

Jean-Denis Girard... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Jean-Denis Girard

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Profitant de la tribune offerte par celle qui lui a succédé, Jean-Denis Girard a reproché au député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, son négativisme par rapport au Fonds de diversification économique en plus de déplorer ses absences répétées lors des annonces officielles.

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Donald Martel

Archives, Le Nouvelliste

«Je suis surpris de ne pas le voir ici ce matin. On a fait plusieurs annonces sur la rive sud et on ne l'a pas vu. C'est ce qui explique son manque de connaissance du Fonds», a-t-il lancé lors du point de presse organisé lundi à la Fromagerie L'Ancêtre, à Bécancour.

Le député de Trois-Rivières s'est même plu à affirmer que le représentant caquiste ne lui avait soumis qu'un projet dans le cadre du Fonds de 200 millions de dollars.

«Et ça ne tenait pas la route. L'entrepreneur est en faillite aujourd'hui», a-t-il souligné avant d'ajouter que «les commentaires négatifs n'incitent pas les entreprises à faire appel au Fonds».

Ayant pris sa relève au poste de ministre responsable des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Allègement réglementaire et du Développement économique régional, Lise Thériault a rendu hommage à son collègue trifluvien pour «l'excellent bilan du Fonds».

Depuis l'arrivée du gouvernement libéral, ce programme a permis de soutenir 118 projets grâce à une contribution de 28,4 millions de dollars, ce qui a généré des investissements de 177 millions de dollars et la création ou la consolidation de 2600 emplois en Mauricie et au Centre-du-Québec. Et avec les annonces de lundi à Bécancour et Plessisville, l'enveloppe disponible se situe autour de 130 millions de dollars.

«Il reste encore beaucoup d'argent et 75 % est dédié à Bécancour et Trois-Rivières. Les entreprises doivent en profiter au maximum. C'est un outil exceptionnel, un partenaire incontournable, le plus flexible, et qui vient le plus facilement en aide aux PME. On est présent sur le terrain. On fait les choses pour les accompagner. C'est la deuxième fois que La Fromagerie L'Ancêtre reçoit une aide du Fonds. Cela n'a pas été compliqué», a plaidé l'ancien ministre responsable de la Mauricie.

Celui-ci n'a pas manqué de rappeler qu'il en avait changé la gouvernance, avec six représentants de Bécancour. «Il y a un plan pour faire connaître le Fonds. Pour dire qu'il n'est pas flexible et qu'il n'y a pas d'accompagnement, il y a des choses qui sont mal comprises», a-t-il ajouté.

Selon la vice-première ministre, il est faux de prétendre, comme l'a fait Pierre Karl Péladeau, que le régime de l'austérité soit la cause des coffres encore bien garnis du Fonds. «Il n'est pas question de retenir de l'argent du Fonds. C'est à la disposition des gens et les critères sont simples», a-t-elle confié en mêlée de presse, ouvrant la porte à des assouplissements après les analyses de mi-mandat.

Or, le député de la CAQ, Donald Martel, soutient toujours qu'à la lumière de témoignages d'entrepreneurs, «c'est compliqué le Fonds». Et il réclame trois choses auprès du gouvernement libéral: une garantie de maintenir le programme jusqu'à l'utilisation du dernier sou, une plus grande part de subventions et l'admissibilité de la grande entreprise.

«Le Fonds vient de la fermeture de la centrale et les emplois étaient dans le parc industriel. Le meilleur coup de main qu'on peut donner à nos PME, c'est par l'arrivée de grandes entreprises dans le parc industriel. Et il y a des entreprises telles que Silicium Québec et Olin qui auraient peut-être des projets», suggère-t-il.

Informé des attaques de Jean-Denis Girard à son endroit, il a répondu «ne pas vouloir jouer cette game-là». «Ce serait facile pour moi d'être sarcastique. Je comprends que pour lui, ça doit être vraiment humiliant de se présenter à une conférence de presse avec la ministre qui l'a remplacé. Dans un dossier, je lui ai demandé de rencontrer personnellement les promoteurs. Il a refusé. Le projet n'est pas mort. Je sais qu'il a des chances de partir, mais ça s'en irait probablement dans la région de l'Outaouais. Si c'est le cas, je vais être vraiment choqué», a-t-il fait savoir en entrevue au Nouvelliste.

Quant aux conférences de presse, qu'il décrit comme étant de l'auto-promotion libérale, «je ne cours pas après ça», admet celui qui dit avoir assisté trop souvent à des annonces en grande pompe pour des projets qui ne se sont pas réalisés.

Ce qui ne l'empêche pas de se réjouir «sans réserve» de la bonne nouvelle concernant la Fromagerie L'Ancêtre. «J'en suis très content. C'est une entreprise que je considère importante sur le territoire», a-t-il conclu.

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