Rénovations: bien planifier pour prévenir les mésaventures

Si l'arrivée du printemps se perçoit, entre autres indices, par le retour... (Archives La Presse Canadienne)

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Gary Frost

Gary Frost est directeur des services aux consommateurs à l'Office de la protection du consommateur.

Le Nouvelliste

Si l'arrivée du printemps se perçoit, entre autres indices, par le retour remarqué des volatiles migrateurs, ce renouveau saisonnier marque souvent le début de la saison haute des projets de rénovation domiciliaire que bon nombre de consommateurs auront nourris au cours de l'hiver.

Énergisé par la perspective de profiter des programmes de subvention en vigueur, plusieurs passeront sans doute aux actes incessamment et il convient de rappeler qu'une panification soignée de ce type de projet est impérative.

Dans le top 5 des plaintes

Chaque année en effet, en raison sans doute de l'ampleur des sommes qui y sont consacrées et de l'envergure que peuvent prendre certains projets, le domaine de la rénovation domiciliaire constitue une source importante de préoccupation pour les consommateurs. L'an dernier par exemple, les agents de l'Office de la protection du consommateur (OPC) ont reçu près de 2000 plaintes à cet égard, ce qui place ce secteur d'activité parmi le top 5 des domaines de consommation ayant été la cible du plus grand nombre de plaintes pour l'exercice 2015-2016 à l'Office de la protection du consommateur. La prudence et la rigueur sont de mise.

Entrepreneurs certifiés et protection financière

Une démarche bien planifiée repose d'abord sur la recherche d'un entrepreneur qualifié. Une fois que vous avez ciblé au moins 2, mais préférablement 3, entrepreneurs à qui vous demanderez des devis et estimations, assurez-vous qu'ils sont bien titulaires d'une licence délivrée par la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), un organisme chargé notamment de certifier les compétences des entrepreneurs. 

Hormis la dimension des compétences, les entrepreneurs sont également tenus de déposer à la RBQ des garanties financières qui servent à dédommager leurs clients si les travaux prévus au contrat sont mal exécutés, non exécutés ou inachevés. Il en va de même pour les membres de la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec et de la Corporation des maîtres électriciens du Québec.

Les garanties

En sus des garanties que peut offrir l'entrepreneur, la Loi sur la protection du consommateur (LPC) renferme des garanties de bon fonctionnement et de durabilité raisonnable de tous les biens qui font l'objet d'un contrat avec l'entrepreneur. Par ailleurs, les associations de professionnels offrent également aux consommateurs qui font affaire avec un de leur entrepreneur-membre des régimes de garanties qui protègent les clients aux prises avec des travaux mal exécutés ou inachevés. Prenez le temps de vous informer à cet égard auprès des grands regroupements que sont l'Association de la construction du Québec (ACQ) et l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ).

Gare aux aventuriers

Selon le récit de plusieurs consommateurs, chaque saison comporte son lot d'aventuriers dont il convient de se méfier. On sonne à votre porte et on vous annonce que votre toiture doit être refaite, que vos fenêtres sont à changer ou encore que votre cheminée est dans un état dangereux? Ne convenez de rien sur le champ et prenez le temps de faire les vérifications qui s'imposent. Pris à l'improviste, des consommateurs se laissent souvent convaincre trop rapidement et s'exposent aux risques de déconfiture.

Acomptes et modalités de paiement

En ce qui concerne les modalités de paiement, il faut savoir que la LPC ne prévoit aucune règle particulière. Rien n'interdit à un commerçant de demander un acompte avant de commencer les travaux et le montant qu'il peut demander n'est pas davantage balisé par la Loi. 

En cette matière, le consommateur a tout avantage à se protéger en négociant le plus petit montant. La bonne gestion des versements à diverses étapes préétablies des travaux est par ailleurs un levier important pour le consommateur qui pourra ainsi s'assurer que les travaux sont exécutés et de manière satisfaisante. Le versement d'un acompte trop important comporte sa part de risque en cas d'inexécution des travaux. 

Une démarche méthodique vous évitera de grossir les rangs des consommateurs déçus par ce qui est parfois une véritable odyssée.

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