Opération séduction pour un important projet d'Hydro-Québec

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Les entrepreneurs ont eu deux minutes et demie pour rencontrer chacun des entrepreneurs généraux lors du «speed meeting».

Audrey Tremblay

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(Grandes-Plies) Les entrepreneurs du Haut Saint-Maurice et de Mékinac ont répondu en grand nombre à l'appel lancé par leur Chambre de commerce respective pour le salon de la sous-traitance en lien avec le projet à 735 kilovolts de la Chamouchouane-Bout-de-l'Île d'Hydro-Québec. Il s'agit d'un important projet de ligne de transport d'électricité. Une centaine de personnes provenant d'une soixantaine d'entreprises ont participé, vendredi, à cette activité de réseautage.

Les participants ont d'abord assisté à une conférence où des experts d'Hydro-Québec ont présenté le projet de la Chamouchouane-Bout-de-l'Île, puis ils ont eu l'occasion de faire du «speed meeting» avec quatre entrepreneurs généraux.

Le projet est estimé à 1,34 G$ et les retombées économiques du projet au Québec sont estimées à 1,1 milliard de dollars selon la société d'État. Le projet traverse cinq régions, dont la Mauricie.

«La Mauricie fait partie des régions où il y aura des clauses spécifiques pour inciter la sous-traitance régionale. [...] Les retombées économiques régionales ont toujours été une préoccupation soulevée. Donc, pour favoriser l'accueil de cette nouvelle infrastructure dans la région et le développement économique aussi des régions touchées, on met en place diverses mesures incitatives. On parle d'une dizaine de millions $ environ, juste pour le contrat (en Mauricie)», explique la chargée de projet chez Hydro-Québec, Marie-Josée Gosselin.

Il y aura aussi des retombées économiques connexes, notamment, au niveau de l'hébergement.

«Il y aura beaucoup d'hébergement [56 000 nuitées] qui sera requis à La Tuque, ce qui représente des retombées supplémentaires qui ne sont pas comptabilisées.»

«Les deux sections vont être construites une après l'autre de façon à ce que l'hébergement à La Tuque ne dépasse pas la capacité d'accueil de la ville. On n'aura jamais plus de 200 travailleurs à loger dans cette région-là. Si on avait fait les deux sections en même temps, on aurait dépassé la capacité d'accueil», explique Mme Gosselin.

Les travaux de déboisement devraient se terminer à la fin de l'été et les travaux de construction devraient débuter en septembre pour une mise en service à la fin 2018.

Martin St-Pierre, directeur général de la Chambre de... (Audrey Tremblay) - image 2.0

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Martin St-Pierre, directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, René Marcouiller chargé d'équipe, planification et estimation de projet chez Hydro-Québec, Marie-Josée Gosselin chef de projet chez Hydro-Québec, Manon Côté, directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut Saint-Maurice et Geneviève Racine, directrice générale de la Chambre de commerce de Mékinac.

Audrey Tremblay

Un salon réussi

Les entrepreneurs ont profité du rassemblement pour en savoir plus sur le projet, mais surtout pour vendre leur salade. «Je trouvais que c'était une belle opportunité de venir voir le projet d'Hydro-Québec et venir se présenter aux compagnies qui s'occupent des contrats», a mentionné Jeannie Carrier de l'entreprise Les Gestions N.A. Carrier inc. et de Construction Asini.

Il y avait beaucoup de diversité dans la salle, du service de restauration au bureau d'ingénieur en passant par le service de location d'outils et de mécanique.

«Pour nous, c'est une première expérience. Du point de vue autochtone, on a de l'intérêt à faire travailler notre monde pour ce contrat-là. Pour le Centre d'amitié autochtone, on a de nouveaux espaces à offrir», a lancé Christine Jean, directrice générale du Centre d'amitié autochtone de La Tuque.

Certains travaillent actuellement au déboisement, mais ils ne voulaient pas manquer l'occasion de se démarquer pour obtenir un contrat pour l'étape de construction et parler de main-d'oeuvre autochtone. 

«Pour le déboisement, 70 % de mon personnel était autochtone. On aimerait avoir le même pourcentage. On veut pousser fort pour que les gens de la nation travaillent dans ce projet-là. On était déjà au courant des échéanciers, alors on est ici pour faire du réseautage, pour rencontrer les entrepreneurs», a lancé Daniel Petiquay, président de Construction Meskano.

D'autres ont vu aussi une excellente occasion de faire du réseautage avec les membres d'une autre Chambre de commerce. 

«On est venu rencontrer de nouveaux contacts. [...] On voit des gens qu'on connaît, mais il y a aussi des gens d'un peu partout dans la région en plus des quatre entrepreneurs généraux pour le projet», note Herman Bourrassa, propriétaire de Location St-Tite inc.

Au final de l'événement, tant les participants que les organisateurs étaient satisfaits.

«Pour nos entreprises, il s'agit d'une belle occasion de réseautage non seulement pour ce projet, mais aussi pour tout contrat éventuel», souligne la directrice de la Chambre de commerce de Mékinac, madame Geneviève Racine. 

Le son de cloche était le même pour les gens d'Hydro-Québec, qui se sont dits heureux du déroulement et de l'accueil des gens.

«Je suis très heureuse de la réponse de mes membres. Il faut plus que jamais que nos entreprises fassent valoir leurs talents à l'extérieur de La Tuque. Leur expertise est bonne partout», a ajouté Manon Côté de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut Saint-Maurice.

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