Mise en veilleuse de projets à Bécancour: Péladeau blâme Couillard

Pierre Karl Péladeau a parlé d'économie et d'entrepreneuriat... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Pierre Karl Péladeau a parlé d'économie et d'entrepreneuriat devant une cinquantaine de membres de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec vendredi matin.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Une semaine après la conférence de Jean-Martin Aussant devant plus de 200 personnes à Trois-Rivières, c'est devant une cinquantaine de membres de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ) que Pierre Karl Péladeau a parlé d'économie et d'entrepreneuriat.

Et selon lui, les gestes posés par le premier ministre Philippe Couillard ,«qui est prêt à déchirer un contrat signé en bonne et due forme» dans le dossier d'Anticosti, a pour effet d'inquiéter les investisseurs.

«Il ne faut pas se surprendre de l'abandon de grands projets tels qu'IFFCO et Stolt LNGaz dans la région», a-t-il lancé avant d'ajouter, en mêlée de presse, que Québec préférait blâmer «le prix du minerai de fer et le baril de pétrole».

Par ailleurs, le conférencier du jour juge anormal que le Fonds de diversification économique de 200 millions de dollars soit encore aussi bien garni. «C'est le régime de l'austérité qui en est responsable. Il y a cette obsession de couper dans les dépenses», a-t-il déploré.

Au lendemain du dépôt du budget provincial, le chef de l'Opposition officielle a souligné des bons coups pour favoriser la transmission des entreprises familiales et soutenir l'industrie forestière. Mais il n'a pas tardé à dénoncer les «mesures de saupoudrage» dans le domaine de l'éducation.

Au plan économique, M. Péladeau accuse le gouvernement libéral de manquer de vision alors que, dit-il, les plans sur l'énergie, les ressources naturelles et le numérique se font attendre, tout comme la stratégie chez Investissement Québec. Et il comprend mal les faibles prévisions de croissance du PIB alors que «les conditions n'ont jamais été aussi favorables aux entreprises depuis dix ans».

«En coupant dans les CLD, particulièrement en région, cela crée un environnement peu propice à la promotion de l'entrepreneuriat. Le gouvernement libéral a décidé de mettre ça aux poubelles, tout comme les Conférences régionales des élus», a-t-il rappelé.

Le chef du Parti québécois demeure toujours aussi critique dans les dossiers de Rona et Bombardier. «Perdre un siège social n'est pas une bonne nouvelle et il faut investir au bon endroit», a-t-il fait savoir tout en soulignant que le rôle des élus consiste non pas à défendre les intérêts des actionnaires, mais plutôt ceux des contribuables.

En réponse aux questions posées par le conseiller municipal de Bécancour, Mario Gagné, et le maire de Manseau, Guy St-Pierre, M. Péladeau soutient que Québec a oublié les régions. «Et si on pouvait récupérer les 50 milliards de dollars qu'on envoie à Ottawa, on pourrait les investir en région, entre autres, dans les énergies vertes et l'électrification des transports. On doit être capable de dépenser notre propre argent. L'indépendance va nous donner tous les outils de notre développement. Les 50 milliards de dollars seraient mieux dépensés en fonction de nos intérêts et nos valeurs», s'est-il plu à affirmer.

Finalement, ce dernier croit que Philippe Couillard doit faire toute la lumière sur le système de financement de son parti politique. Et pour lui, l'arrestation de deux personnes liées au PQ n'est pas comparable au fait qu'une vice-première ministre fasse l'objet d'accusations.

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