Bois d'oeuvre: Québec veut le libre-échange avec les États-Unis

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La ministre québécose de l'Économie, Dominique Anglade

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La Presse Canadienne

Le gouvernement Couillard estime que son nouveau régime forestier lui permet de plaider le libre-échange en matière de commerce du bois d'oeuvre avec les États-Unis.

Néanmoins, la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, ainsi que son collègue aux Forêts, Laurent Lessard, sont bien au fait que ce scénario n'enchante guère les Américains.

En point de presse à l'Assemblée nationale, mercredi, les deux ministres ont prévenu que les négociations entre le Canada et son voisin du Sud ne s'annonçaient pas faciles pour renouveler l'entente sur le bois d'oeuvre, venue à échéance l'an dernier.

Entre-temps, les autorités américaines ne peuvent imposer de tarifs douaniers sur les produits canadiens du bois d'oeuvre jusqu'en octobre prochain en vertu d'une période d'interdiction de 12 mois.

La semaine dernière, au terme de leur rencontre à Washington, le président américain Barack Obama et le premier ministre Justin Trudeau ont affiché leur confiance de trouver un terrain d'entente rapidement.

L'accord de 2006 entre le Canada et les États-Unis sur le bois d'oeuvre s'était conclu après cinq ans de batailles devant les tribunaux.

«Malgré cela, le Québec et le Canada ont payé un lourd tribut en laissant 1 milliard $ sur la table, a affirmé M. Lessard. On dénonce encore que certaines anciennes ententes n'aient pas été respectées par notre partenaire américain.»

En vertu du nouveau régime forestier de 2013, une forte proportion du bois acheté au Québec par les entreprises provient du système de vente aux enchères piloté par l'État, ce qui, d'après le ministre des Forêt, assure la concurrence.

Mais de l'avis de Mme Anglade, il faudra être «très actif au cours des 100 prochains jours», puisqu'il est clair que malgré le nouveau régime forestier, les États-Unis ne semblent pas «entichés» à reconnaître une situation de libre-échange.

Jusqu'à présent, les deux ministres se disent satisfaits de la position du gouvernement fédéral, qui aimerait que l'administration Obama adopte un régime de libre-échange en plus de délaisser les quotas et les tarifs douaniers.

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