Qui peut s'intéresser au Fin quartier?

Les revenus insuffisants au Fin quartier n'ont pas... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les revenus insuffisants au Fin quartier n'ont pas permis à ce modèle d'affaires de survivre plus de huit mois.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Près d'une semaine après l'annonce de la faillite du Fin quartier et des Fines charcuteries Mado, le syndic travaille sur un appel de propositions pour les équipements et l'immeuble flambant neuf inauguré en grande pompe l'été dernier.

«Pour l'instant, nous n'avons pas eu de manifestation d'intérêt pour exploiter le commerce», commente Mark Bernier, syndic et associé chez Raymond Chabot Grant Thornton.

«C'est notre souhait et le processus d'appel d'offres permettra à quelqu'un de racheter les actifs. Ce sera aux joueurs de l'industrie à voir s'il y a un intérêt pour relancer les activités sous cette forme. C'est un superbe commerce.»

Cet appel d'offres devrait être publié le ou vers le 19 mars. Les personnes intéressées peuvent démontrer de l'intérêt pour les équipements seulement ou encore, pour l'immeuble.

Les deux appels d'offres seront publiés simultanément. M. Bernier croit qu'il faudra prévoir environ un mois avant l'ouverture des soumissions.

«On pense qu'on va avoir des offres», avance M. Bernier. «C'est un bâtiment de belle qualité, de grande valeur. On ne connaît pas encore les montants qui seront offerts, mais je suis certain que ça va susciter la convoitise.»

Les faillites des Fines charcuteries Mado et du Fin quartier, deux événements distincts mais intimement liés, ont été déposées le 9 mars.

Les deux entreprises organiseront leur première assemblée des créanciers le 29 mars à une demi-heure d'intervalle, au bureau de RCGT de Trois-Rivières.

Techniquement, le Fin quartier était considéré comme une compagnie qui possédait l'immeuble et qui louait des locaux. Les Fines charcuterie Mado s'occupait de l'exploitation de l'épicerie fine.

Selon les bilans de faillite, Le Fin quartier possédait des actifs de près de 5,5 millions $, dont cinq millions $ seulement pour l'immeuble et le terrain.

Le passif de cette entreprise frôlait les 5,9 millions $, dont la plus grande partie était constituée de l'hypothèque du même bâtiment, à 4,1 millions $, une créance garantie à la Banque Nationale.

Le montant des créances non garanties s'élevait à 1,78 million $ et presque la totalité de cette somme avait été avancée par la propriétaire, Nathalie Milette, via sa compagnie de gestion ou à titre personnel.

Le Fin quartier et Nathalie Milette apparaissent également dans la liste des créanciers non garantis de la faillite des Fines charcuteries Mado, pour un peu plus de 200 000 $, sur un montant total de 315 810 $.

Ce bilan comprend également une liste de six créanciers garantis (495 000 $) et un montant de 11 753 $ en vacances à payer aux employés.

Compte tenu des actifs déclarés, principalement des biens meubles, le déficit des Fines charcuteries Mado s'établissait à 296 163 $ au 9 mars.

Bien entendu, ce bilan ne détaille pas les revenus d'exploitation de ces entreprises, qui expliquent la déchirante décision prise la semaine dernière.

«Il y avait des enjeux de liquidités importants à gérer», convient M. Bernier. «Depuis un bout de temps, les administrateurs faisaient des avances pour combler des besoins de fonds courants, dont les payes.»

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