Acheter une automobile d'occasion

L'achat et le financement d'une automobile ne sont pas une mince affaire. Avant... (Le Soleil)

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Gary Frost

Gary Frost est directeur des services aux consommateurs à l'Office de la protection du consommateur.

Le Nouvelliste

L'achat et le financement d'une automobile ne sont pas une mince affaire. Avant de procéder à l'achat d'une automobile d'occasion, il est fortement suggéré de faire un essai routier et de faire inspecter l'auto par un atelier de votre choix. La Loi sur la protection du consommateur (LPC) oblige le marchand d'automobiles d'occasion à acquiescer à de telles demandes des plus légitimes. Il est aujourd'hui facile de vérifier l'historique d'un véhicule par le biais de firmes spécialisées en la matière. Plusieurs marchands offrent d'ailleurs systématiquement aux acheteurs intéressés ce rapport relatif notamment au fait que l'automobile a été ou non accidentée.

Au moment de procéder à la signature du contrat, il faut vérifier que le véhicule est libre de tout lien financier. Dans un cas récent, plus d'une douzaine d'acheteurs se sont retrouvés aux prises avec les créanciers des anciens propriétaires de leur véhicule qui n'avaient pas été payés. Une vérification auprès du Registre des droits personnels et immobiliers (RDPRM) les aurait soulagés de bien des soucis.

Les garanties supplémentaires

Bien que la LPC prévoie déjà des garanties obligatoires et gratuites, les professionnels de la vente, dans une large mesure, proposeront au consommateur de se procurer une garantie supplémentaire. La prise de décision quant à l'opportunité de se procurer une garantie supplémentaire reposera sur une bonne analyse des besoins et du rapport coût/avantages. 

Les contrats de garanties supplémentaires allégeront votre portefeuille de plusieurs centaines voire milliers de dollars selon le cas. C'est un élément qui a une incidence importante sur le coût total de la transaction et qu'il faut bien peser, même lorsque la prime est bien enfouie dans les mensualités de votre contrat de financement.

Financement: attention aux frais de crédit

Le marché du financement des automobiles s'est grandement diversifié au fil des ans, élargissant sensiblement la gamme des formules offertes aux consommateurs. Mauvais dossier de crédit? Situation financière précaire? Endettement fulgurant? Le marché offre des formules de financement qui siéront à la majorité des acheteurs. 

À quel prix? C'est là que les consommateurs doivent faire preuve de circonspection devant les possibles emportements qu'un enthousiasme mal maîtrisé peut occasionner. Particulièrement ceux qui ne se qualifient pas pour les formules de financement traditionnelles et à qui on propose des solutions de financement dont le coût peut être très élevé.

Un consommateur moyen, crédule et inexpérimenté

Les pratiques publicitaires et les représentations des vendeurs portant sur le volet du financement des automobiles sont parfois d'une grande complexité et auront tôt fait de dérouter le consommateur néophyte en la matière. 

Plusieurs consommateurs peinent à s'y retrouver dans un magma composé de frais de crédit, de ristournes, de taux d'intérêt, d'acomptes, de paiements périodiques, etc. 

Dans une décision prononcée en 2012 dans une cause portant sur des pratiques publicitaires, la Cour suprême a proclamé que la perspective à privilégier dans l'analyse de ces situations est celle du consommateur moyen, crédule et inexpérimenté. 

On peut soupçonner que ce dernier aura souvent bien du mal à déchiffrer les tempêtes de chiffres qui émaillent les messages publicitaires et que les professionnels du milieu manient sans aucune difficulté. 

C'est pourquoi il importe de prendre le temps de bien lire et comprendre la portée des contrats de financement avant d'y apposer précipitamment sa signature. On laisse donc de côté pour quelques minutes les 0 % d'intérêt qui peuvent en cacher d'autres, les valeurs de reprise, les soldes refinancés, les paiements bihebdomadaires et autres et l'on porte une attention particulière à ce que nos compatriotes anglophones appellent la ligne du bas (bottom line). 

Ce dernier chiffre indique le montant total des obligations du consommateur qui découlent du contrat. L'écart entre ce chiffre et le prix de vente de l'automobile pourrait bien être riche d'enseignements.

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