Le siège social de Planète Poutine officiellement déménagé

Bien que l'enseigne de Planète Poutine ait encore... (Olivier Croteau)

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Bien que l'enseigne de Planète Poutine ait encore pignon sur rue sur le boulevard Saint-Maurice, le siège social de la chaîne de restaurants a été déménagé à Montréal.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Il ne restera à Trois-Rivières que deux restaurants pour l'entreprise Planète Poutine. L'entreprise, née en Mauricie, a complété le déménagement de son siège social vers Montréal vendredi dernier.

Fini l'affiche orange de Planète Poutine sur le boulevard Saint-Maurice, tout comme les quatre employés qui y travaillaient. Tout a été transféré 140 km plus loin à l'ouest.

À l'origine, lorsque le fondateur Yves Junior Boissonneault avait vendu la compagnie à Benoît Charron en septembre, l'homme d'affaires montréalais avait promis de conserver le siège social à Trois-Rivières. Mais le 29 janvier dernier, M. Charron avait annoncé que le siège social allait dorénavant se retrouver dans la métropole

«C'est juste plus facile que ça se fasse de Montréal. Les demandes pour des franchises viennent principalement du grand Montréal. Pour tout ce qui est de l'administration de l'entreprise: les architectes, les fournisseurs, les départements judiriques pour notre développement aux É.-U., c'est plus facile pour nous», avait-il mentionné.

L'ancien propriétaire, M. Boissonneault, dit comprendre la décision de celui qui a pris la relève de son entreprise.

«Je ne l'avais pas vu venir, je l'ai appris par les médias. Mais d'un autre sens, je ne peux pas être content ou mécontent. C'est plate pour la ville de Trois-Rivières, mais c'est une décision de business. Il (Benoît Chagnon) vient de là (Montréal) et il a peut-être plus d'entourage là-bas», mentionne M. Boissonneault, qui avoue avoir fait la coupure avec l'entreprise qu'il a créée.

«Ce que je veux avant tout, c'est de voir Planète Poutine partout.»

Le départ du siège social de Planète Poutine de Trois-Rivières est-il un signe qu'il est difficile pour une entreprise de s'établir sur une scène plus large que la région? M. Boissonneault estime que c'est totalement le contraire.

«Bellemare le fait, Marmen le fait. Oui c'est possible, je dirais même que c'est plus facile. Il faut avoir une vision différente et se poser les bonnes questions. Ce n'est pas seulement que nous sommes à mi-parcours (entre Québec et Montréal), mais les coûts sont moins élevés et il y a plus de ressources. Le maire veut développer, il n'y a pas de bâtons dans les roues, ça développe bien.»

À l'époque, l'offre qu'avait reçue l'homme d'affaires n'avait pas été sollicitée, et il n'avait aucunement l'intention de vendre. Le tout semble s'être passé rapidement et il regrette de ne pas avoir mis de l'avant un plan qui, au final, aurait peut-être gardé Planète Poutine dans la cité de Laviolette.

«On aurait peut-être dû faire une transition, avec le maire et la SDC ou peu importe. J'aurais peut-être dû faire quelque chose, mais il faut utiliser ça comme exemple et ne pas refaire cette erreur. Si on encadre le monde de l'extérieur, je me demande si ça aurait été la même décision.»

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