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Conference Board: la plus forte croissance pour Trois-Rivières depuis 2008

En 2016, Trois-Rivières devrait connaître sa plus forte... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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En 2016, Trois-Rivières devrait connaître sa plus forte croissance économique depuis 2008 selon la Note de conjoncture métropolitaine hivernale du Conference Board.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En 2016, Trois-Rivières devrait connaître sa plus forte croissance économique depuis 2008 avec une augmentation de 1,6 % de son PIB réel, mais cette perspective optimiste pourrait être revue à la baisse selon l'état des grands projets à Bécancour. Voilà ce qui ressort notamment de la Note de conjoncture métropolitaine hivernale du Conference Board.

«Les économies de Trois-Rivières, Sherbrooke et Saguenay gagnent du terrain cette année grâce à l'actuelle reprise du secteur de la fabrication, principalement due à la vigueur de l'économie américaine et à la faiblesse du dollar canadien», indique Alan Arcand, codirecteur, Centre d'études municipales, qui parle néanmoins de gains modestes.

Selon l'organisme, une série d'investissements devrait stimuler les secteurs de la fabrication et de la construction.

«À ce titre, les projets dignes de mention sont le développement du parc industriel de Bécancour, comprenant la construction d'une usine de liquéfaction de gaz naturel de 800 millions de dollars et la construction d'une usine de Quest Rare Minerals pour traiter le minerai de fer du projet de terres rares de la société situé à Strange Lake, dans le Nord québécois», souligne-t-on.

Or, ces grands dossiers considérés par le Conference Board dans ses prévisions pour soutenir la vigueur de l'économie locale sont plutôt en mode attente par les temps qui courent.

«L'un d'entre eux est actuellement en suspens et un autre risque d'être retardé», admet-on, évoquant le cas de Stolt LNGaz.

«L'expansion d'entreprises actuelles telles que Marmen, Biotechnologies Ulysse, Auto Mantra, FAB 3R et Hardy Filtration comptent parmi les autres projets qui propulseront l'économie locale», s'empresse-t-on d'ajouter, en plus de faire un clin d'oeil à l'ouverture d'un nouvel hôtel et à l'Amphithéâtre Cogeco.

Dans l'ensemble, la production manufacturière devrait croître de 1,2 % en 2016 et de 1,4 % l'année suivante, tandis que la construction devrait progresser de 1 % cette année et de 1,1 % l'an prochain. En dépit de la forte croissance économique, l'emploi devrait toutefois se contracter de 0,9 % cette année, vu que le marché du travail reculera par rapport à 2014 et 2015, alors qu'il avait enregistré des gains étonnamment importants.

Quant au taux de chômage, il passera de 6,5 % l'an dernier à 7,3 % cette année, puis à 7,6 % en 2017. Il baissera de nouveau par la suite et restera en deçà de la moyenne de 8,2 % de la dernière décennie.

Dans son rapport, le Conference Board rappelle que l'économie de Trois-Rivières a fait face à beaucoup d'incertitudes après la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 en décembre 2012. De fait, elle s'est contractée deux années de suite, en 2012 et 2013, pour n'enregistrer en 2014 qu'un gain de 0,3 %.

«Mais la situation se redresse. Le PIB réel a grimpé de 1,3 % l'an dernier et pourrait atteindre une croissance de 1,6 % cette année et de 1,5 % l'an prochain, une série d'investissements ayant permis la création de nouvelles entreprises et l'expansion d'entreprises existantes», relève-t-on.

Par ailleurs, après un recul majeur des mises en chantier de logements l'an dernier, le secteur de la construction résidentielle devrait reprendre des forces en 2016-2017 et connaître une évolution stable par la suite. L'an dernier, avec seulement 520 unités, les mises en chantier de logements ont atteint leur plus bas niveau depuis 2001.

«Au moins un important projet résidentiel devrait se terminer en 2016, celui du Domaine de l'Île, à proximité du parc industriel de Bécancour», a-t-on identifié.

Dans le secteur de la construction non résidentielle, le Conference Board évoque la poursuite du plan stratégique Cap sur 2020 au port de Trois-Rivières et le projet de développement du District 55. Dans l'ensemble, la production de l'industrie de la construction devrait enregistrer une croissance de 1 % cette année et de 1,1 % l'an prochain.

Du côté de l'industrie des services de Trois-Rivières, dominée par le secteur des services non commerciaux, de la finance, de l'assurance et de l'immobilier ainsi que du commerce de gros et de détail, la production devrait afficher une croissance de 1,7 % en 2016 et de 1,6 % en 2017.

«De nombreuses entreprises de services profiteront des projets de construction et d'agrandissement prévus dans la région», prédit-on dans le rapport.

De plus, l'organisme s'attend à ce que les chefs de file de la croissance en 2016 soient probablement le secteur des services personnalisés, dont l'hébergement et la restauration, et celui des arts, du divertissement et des loisirs. Dans ce dernier secteur, la production devrait s'accroître de 2,6 % cette année.

Finalement, le plus important secteur de l'industrie des services à Trois-Rivières, soit le secteur des services non commerciaux, peut aussi s'attendre à une «solide croissance».

«Ce secteur est important en raison de son rôle de prestataire régional centralisé des services d'éducation et de soins de santé financés par l'État. Il pourrait voir sa production augmenter de 1,8 % en 2016», conclut-on.

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