L'hôtel Oui Go! est officiellement ouvert

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Gilles Babin et Alex Hum sont les propriétaires de l'hôtel Oui Go!.

Sylvain Mayer

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Offrant un hôtel alliant l'allure décontractée à l'accent urbain, les dirigeants du Oui Go! sont confiants de tirer leur épingle du jeu dans le milieu touristique trifluvien tout en ayant un oeil sur un éventuel développement dans le secteur de Shawinigan.

Gilles Babin et Alex Hum viennent d'investir plus de deux millions de dollars dans cet hôtel dont l'ouverture officielle a été faite mardi.

La bâtisse, rénovée de fond en comble, a abrité successivement un magasin de fourrures, une banque et de nombreux restos asiatiques depuis sa construction en 1909.

L'établissement du centre-ville offre 16 chambres à la clientèle. Il se retrouve donc dans une catégorie entre les hôtels des grandes chaînes et les gîtes du passant.

«Dans notre étude de marché, c'est très rentable. Le taux moyen d'occupation à Trois-Rivières est de 52 %. Au centre-ville, c'est plus. On vise 47 % la première année, mais on veut avoir 62 % dans trois ans», énumère M. Babin.

Le Oui Go! est un hôtel-boutique, c'est-à-dire qu'il loge dans un immeuble patrimonial, en plein centre-ville, offrant un service personnalisé et appartement à des capitaux privés. L'ancien résident de la Mauricie a décidé d'investir à Trois-Rivières avec son partenaire d'affaires étant donné l'effervescence qu'il perçoit dans le milieu.

«Avec tout le développement économique et tout ce qui se passe avec l'Amphithéâtre Cogeco, il y a plein de projets qui s'en viennent. C'est bien venu d'arriver avec un hôtel-boutique au centre-ville. On est ouvert depuis un mois et ça va très bien pour les réservations.

Durant la dernière fin de semaine, on avait 12 chambres louées sur 16. Même chose durant la fin de semaine de la Saint-Valentin. On a eu des Français, des gens de Québec en pleine semaine. C'est très positif. Et les commentaires sur Facebook sont plus que ce qu'on avait espéré», ajoute M. Babin.

La clientèle d'agrément est recherchée par l'équipe de Oui Go!, autant que les amateurs de plein air qui peuvent profiter du grand terrain de jeu naturel qu'est la Mauricie. La clientèle corporative est aussi dans la mire des hôteliers.

Parlant des attraits naturels de la Mauricie, Gilles Babin réfléchit déjà à étendre le concept à Shawinigan.

«On pourrait arriver avec un deuxième Oui Go! à Shawinigan d'ici cinq ans. Avec les développements annoncés, la navigation de la rivière Saint-Maurice, il y a de belles opportunités à regarder.»

La Ville de Trois-Rivières a contribué à la réalisation de ce projet. La Ville fournit environ 95 000 $ en subvention accordée à la restauration patrimoniale et accorde un congé de taxes de cinq ans à hauteur de 70 % de la valeur ajoutée de l'évaluation de la bâtisse.

Pour sa part, Innovation et Développement économique Trois-Rivières a versé un prêt de 100 000 $ aux promoteurs.

Les chambres sont décorées au goût du jour.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 4.0

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Les chambres sont décorées au goût du jour.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

On voit ici une salle de conférence.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 4.1

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On voit ici une salle de conférence.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Une ambiance de bon goût

Le Oui Go! offre une ambiance qui associe la classe d'un bâtiment patrimonial à une décoration au goût du jour mettant l'accent sur la sobriété et le confort. Les chambres sont entre autres équipées de tables de chevet de béton réalisées par des artisans de la région, tout comme la table de la salle de réunion, faite de noyer noir. La réception de l'hôtel est équipée d'un comptoir fait de bois récupéré d'anciennes portes de la bâtisse.

Le prix de base d'une chambre au Oui Go! est de 129 $.

Magasin Le Brun: au printemps

L'hôtel Oui Go! s'est associé avec le Magasin général Le Brun de Maskinongé pour offrir une boutique à l'intérieur de sa bâtisse. Comme prévu, cette boutique ouvrira ses portes au printemps.

Pourquoi Oui Go?

Gilles Babin et Alex Hum sont deux passionnés de voyage, de là l'idée de We go (On part).

Mais comme la première langue de M. Hum est l'anglais et celle de M. Babin est le français, ils ont décidé de faire un amalgame des deux en gardant la sonorité du «We» en le francisant en Oui.

«C'est jeune, nouveau, facile à retenir et c'est un nom qui permet le développement du produit», explique M. Babin.

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