Abattoir Massicotte: la Coop prend la relève

La nouvelle Coopérative de solidarité Abattoir Massicotte a... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La nouvelle Coopérative de solidarité Abattoir Massicotte a été inaugurée mardi. De gauche à droite, Fred Chappuis (chef), Gérard Bruneau (préfet de la MRC des Chenaux), Jean-Claude Milot (maire de Saint-Luc-de-Vincenne), et Jean-Pierre Clavet (président de la Coop).

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Luc-de-Vincennes) L'Abattoir Massicotte de Saint-Luc-de-Vincennes, une entreprise de 50 ans d'existence, a été vendu il y a quelques semaines à la Coopérative de solidarité Abattoir Massicotte. Pour les éleveurs de la région, la nouvelle est excellente.

Comme l'explique le secrétaire-trésorier de l'entreprise, Luc Beaudoin, les propriétaires de petites productions de la région qui sont membres de la Coopérative n'auront plus à faire transformer leur viande chez leurs compétiteurs. Ils auront aussi un meilleur contrôle sur les recettes et sur les procédés, explique-t-il.

Étant détentrice d'un permis C-1, la Coopérative pourra aussi offrir des produits de niche à ses clients comme les viandes et saucisses fumées, les viandes marinées et viandes séchées. Les activités de transformation peuvent donc désormais demeurer en Mauricie.

À moyen terme, la Coopérative caresse aussi un projet d'abattage exclusif aux espèces à plumes. Présentement, tous les éleveurs d'animaux à plumes vont à Drummondville pour faire abattre leurs oiseaux.

«La problématique qu'on a, c'est la distance», dit-il, sans compter que l'abattoir, là-bas, est en croissance constante et «repousse les dates d'abattage de nos producteurs à plus tard dans la semaine.» Cela complique les choses pour les producteurs qui veulent offrir de la volaille fraîche à leurs clients la fin de semaine. La relance d'un petit abattoir spécialisé viendra donc mettre fin à ce genre de problème.

Les consommateurs pourront aussi devenir membres de la Coopérative et se procurer ainsi des viandes dont ils connaîtront la provenance et la qualité, précise M. Beaudoin.

L'inauguration de la Coopérative, qui oeuvre depuis avril dernier, s'est faite mardi et le contrat d'acquisition de l'entreprise a été signé en janvier dernier.

L'ancien propriétaire connaissait une baisse des affaires depuis quelque temps. «Tranquillement pas vite, le marché s'effritait», raconte M. Beaudoin. «En étant en coopérative, les employés sont membres, tout le monde participe à faire en sorte que ça fonctionne», dit-il.

La Coopérative compte deux emplois et deux autres sont à venir. «Ce sont des emplois très stables», fait-il valoir.

La Coopérative espère éventuellement développer une image de marque pour les produits qu'elle transforme pouvant se comparer à celle du veau de Charlevoix.

Parmi les premiers membres de cette nouvelle coopérative, on compte la Ferme Le Crépuscule d'Yamachiche, la Ferme Highland de Grondines, la Ferme de Jacques Thériault de Saint-Tite et l'entreprise Poulet fermier Jym.

Le but de la Coopérative, dit-il, «c'est d'être solidaires entre clients, fournisseurs, employés et communauté, que tout le monde mette l'épaule à la roue pour que ça fonctionne», résume M. Beaudoin.

La Coopérative a reçu notamment l'aide financière de la Caisse d'économie solidaire de Québec pour démarrer ses activités.

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