Une centaine d'emplois disponibles en technologies de l'information

Plusieurs dirigeants d'entreprises en TI se retrouvent autour... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

Plusieurs dirigeants d'entreprises en TI se retrouvent autour d'une même table pour trouver une solution à la pénurie de main-d'oeuvre. Il y a présentement une cinquantaine d'emplois disponibles dans le domaine.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Aux prises avec une pénurie de main-d'oeuvre qui freine leur croissance, une dizaine d'entreprises des technologies de l'information (TI) de la Mauricie et de la rive sud ont décidé de se regrouper pour offrir des formations ciblées.

Charles-André Horth souhaite que les intervenants économiques et... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Charles-André Horth souhaite que les intervenants économiques et de l'éducation participent au développement d'une vision régionale des TI.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

La raison? Une centaine d'emplois seront disponibles dans les 18 prochains mois en Mauricie, dont la moitié dès maintenant. Encore faut-il que ces employeurs puissent dénicher les profils recherchés.

D'où le lancement, mardi, à Trois-Rivières d'un Jam de formation qui débutera à la fin du mois de février et se déroulera tout au long de la saison hivernale à plusieurs endroits dans la région. C'est au Digihub Shawinigan, le 27 avril, qu'aura lieu l'événement final, soit le Jam de formation des TI.

Parmi les entreprises, on retrouve, entre autres, ICO Technologies, Factora, Célibec, SIM/COGNIBOX, Epsilia, Alchemic-Dream, Novo, Progi, Cogeco, Sogi, Neksys Excelpro et Versom.

Même si cette initiative provenant entièrement du privé a pour but d'optimiser les compétences d'employés actuels, le groupe veut mettre en évidence l'effervescence de ce secteur d'activités dans une région qui représente le troisième pôle en importance au Québec pour les TI.

Or, avec seulement une trentaine de finissants par année en informatique en Mauricie, «il faut qu'il en rentre à la base», a admis Alain Lemieux, d'Epsilia. «On ne veut pas se cannibaliser et il n'y a pas de zone d'inconfort entre nous au niveau de la compétition, étant complémentaires», a-t-il renchéri.

Pour Chantal Trépanier, de SIM, l'heure est au «pitch de vente» afin d'attirer des candidats. Et au manque d'étudiants s'ajoute l'absence de femmes, ou presque, dans ce domaine. «Il y a dix emplois qu'on veut créer en 2016», a ajouté Claude Bourassa, d'ICO Technologies, histoire de démontrer l'urgence d'agir.

Le coordonnateur de GROUPÉ, ce partenariat économique Mauricie-rive sud, Frédéric Laurin, et d'où découle cette table sectorielle sur les TI, était fier d'annoncer l'élaboration d'une trousse visant justement à attirer la main-d'oeuvre en région. «Et même si tu travailles en Mauricie, tu peux avoir une carrière à l'international», tient à préciser Alexandre Marchand, d'Excelpro.

Si le Jam des TI se veut un premier effort collectif pour répondre à un besoin urgent de formation, l'objectif ultime est de miser sur le développement régional du secteur des TI. Pour les prochaines étapes, ces entreprises espèrent ainsi pouvoir compter sur le support de plusieurs intervenants régionaux pour positionner la Mauricie et la rive sud comme axe de développement de TI au Québec.

«Pour créer un écosystème dynamique des TI, ici, en région, une vision régionale intégrée est impérative. C'est pourquoi on interpelle les intervenants économiques et de l'éducation pour participer au développement de cette vision régionale», a indiqué Charles-André Horth, de Factora.

Quant aux formations, elles sont choisies, organisées et partagées par ces entreprises qui, en plus de bénéficier d'un système de partage des coûts, n'auront aucune dépense de déplacement puisque les formations seront données localement. Développeurs, programmeurs et gestionnaires de projets sont particulièrement recherchés.

Pour obtenir de plus amples informations sur l'événement, les formations offertes ou encore pour s'inscrire, les entreprises peuvent consulter le site Internet www.jamti.ca.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer