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Les taux ne sont pas le principal outil de la stabilité, selon la Banque du Canada

Selon la Banque du Canada, la vulnérabilité la... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Selon la Banque du Canada, la vulnérabilité la plus inquiétante est la combinaison de la hausse du niveau d'endettement des ménages et de celle des prix des maisons.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le taux d'intérêt directeur de la Banque du Canada a besoin d'aide pour protéger le système financier des risques croissants comme la hausse du niveau d'endettement des consommateurs, a affirmé lundi le sous-gouverneur de la Banque du Canada, Timothy Lane.

Une augmentation des dépenses du gouvernement et des changements réglementaires pour tenter de limiter l'accumulation de dettes des ménages sont d'autres outils qui peuvent complémenter la politique monétaire, a fait valoir M. Lane.

«Une chose semble claire: la politique monétaire ne peut être responsable au premier chef du maintien de la stabilité financière», a-t-il déclaré lors d'un discours prononcé aux HEC, à Montréal.

Selon la banque centrale, la vulnérabilité la plus inquiétante est la combinaison de la hausse du niveau d'endettement des ménages et de celle des prix des maisons.

Ce point faible a été exacerbé par la politique monétaire, qui a mené à une période prolongée de faiblesse des taux d'intérêt. La banque a souvent averti que l'endettement, et les risques qui lui sont associés, ont continué à progresser.

Cela mène à un scénario où les dépenses du gouvernement peuvent être utilisées pour relancer l'économie, particulièrement en cette période où les coûts d'emprunts sont faibles, a noté M. Lane.

Le sous-gouverneur a cependant prévenu qu'un alourdissement excessif de la dette publique pouvait engendrer ses propres problèmes pour l'économie et le système financier.

«Mais ces coûts doivent être mis en balance avec les craintes qu'une période prolongée de détente monétaire puisse se traduire par une accumulation excessive de vulnérabilités dans le secteur privé», a-t-il affirmé.

«Ce sont là des questions pertinentes pour le débat renouvelé sur la politique budgétaire qui est en cours au Canada.»

Les commentaires de M. Lane viennent renforcer certaines remarques faites par le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.

Le mois dernier, M. Poloz n'a pas abaissé le taux directeur de la banque centrale pour soutenir l'économie. Selon le gouverneur, pour prendre sa décision, la banque s'est notamment appuyée sur les promesses du gouvernement libéral, qui dit avoir l'intention d'injecter des milliards de dollars dans des projets d'infrastructures au cours des prochaines années.

Le gouvernement devrait dévoiler son programme de dépenses en infrastructures dans le budget fédéral du printemps, qui pourrait être déposé dès le mois prochain.

M. Poloz a indiqué que toute mesure fiscale pourrait vraisemblablement aider l'économie canadienne, qui a souffert de la chute des prix des matières premières.

Dans son discours de lundi, M. Lane a en outre souligné l'existence d'autres mesures pour aider à protéger le système financier, comme le resserrement des règles sur le financement des hypothèques entrepris ces dernières années. Ces instruments «macroprudentiels» ont apporté certains changements, notamment l'augmentation du plancher des mises de fonds initiales.

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