Ventes pyramidales ou commercialisation à paliers multiples

En jetant un coup d'oeil sur les demandes de renseignement et les plaintes... (La Tribune)

Agrandir

La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Gary Frost

Gary Frost est directeur des services aux consommateurs à l'Office de la protection du consommateur.

Le Nouvelliste

En jetant un coup d'oeil sur les demandes de renseignement et les plaintes récemment formulées à l'Office de la protection du consommateur, on peut noter la résurgence d'un élément qui refait périodiquement surface: les sollicitations visant à recruter des adhérents à un système de vente ou de commercialisation à paliers multiples. Outre le fait qu'il s'appuie désormais sur l'Internet pour en optimiser les activités de sollicitation et de recrutement de nouveaux participants, le phénomène des systèmes de vente à paliers multiples ou autres appellations apparentées n'a rien de nouveau.

Des promoteurs de produits recherchent des participants disposés à investir et lancer leur petite entreprise de distribution de produits ou services dont on vante les vertus et le caractère rémunérateur. Voilà une invitation qui peut être alléchante, particulièrement lorsque l'on cherche à améliorer l'état de ses finances personnelles avec un revenu d'appoint ou, qui sait, à saisir une occasion d'affaire encore plus profitable.

Des produits et du recrutement

Dans ce type de système, les participants sont généralement invités à solliciter non seulement des clients pour leurs produits, mais également, contre rémunération, à recruter de nouveaux participants avec lesquels ils pourraient éventuellement partager le produit des ventes. Historiquement, on retrouve ces modes de mise en marché dans les secteurs de la vente de produits naturels, de suppléments alimentaires, de produits de soins personnels, etc.

Dopé par les réseaux sociaux

En ce qui a trait au recrutement de nouveaux participants, les promoteurs des systèmes de vente à paliers multiples s'accommodent fort bien du caractère exponentiel des communications que favorisent les réseaux sociaux. Bien que l'on puisse désormais y adhérer en quelques clics après avoir visionné des scènes où défilent les membres du club des millionnaires pour qui l'adhésion au système a pavé la voie vers l'indépendance financière, il faut faire preuve d'une prudence élémentaire avant de s'y lancer.

Légal ou illégal?

Le premier questionnement des consommateurs porte sur le caractère légal ou illégal de ces systèmes de ventes. Est-on en présence d'un système de ventes pyramidales illégal, où l'accent porte presque exclusivement sur le recrutement de nouveaux adhérents, ou un système de commercialisation à paliers multiples respectueux des lois en vigueur? Question bien légitime à laquelle il n'est pas toujours facile de répondre. Bien qu'il soit difficile de tracer la ligne de partage des eaux en cette matière, on peut notamment se référer aux informations émanant du Bureau de la concurrence du Canada.

Systèmes de commercialisation à paliers multiples

Les systèmes de commercialisation à paliers multiples font la promotion de la fourniture de produits à leurs participants. Les participants sont rémunérés pour la fourniture de produits à d'autres participants ou à des clients.

Système de ventes pyramidales

Les systèmes de vente pyramidale réalisent leurs profits par le recrutement de participants plutôt que par la vente de produits. Lorsque des produits sont offerts à la vente, ceux-ci sont souvent sans grande valeur ou alors les participants sont faiblement incités à les vendre.

En somme, dans la mesure où le système porte principalement sur la vente de produits, alors qu'un vendeur en recrute d'autres dans le but d'obtenir des primes et des ristournes sur le produit des ventes, cette façon de faire est généralement légale. 

Certains systèmes étant cependant interdits par la Loi sur la protection du consommateur, la Loi sur la concurrence ou même le Code criminel pour les systèmes de ventes pyramidales, vaut mieux bien s'informer et obtenir l'avis d'un conseiller juridique avant de décider d'y participer.

Profitabilité

Enfin, en ce qui concerne les revenus que les promoteurs pourraient faire miroiter aux aspirants, les lois qui encadrent ces activités exigent que l'on fasse preuve de modération. Cherchez à connaitre la rémunération moyenne des participants afin de juger réalistement des revenus que l'on peut anticiper. Des études ont déjà démontré que les revenus moyens de certains systèmes étaient de l'ordre de 2000 $ sur une base annuelle. Voilà qui remet les choses en perspective et qui suggère que l'on s'informe et se questionne suffisamment avant d'y investir son argent.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer