Le taux de chômage reste stable à Trois-Rivières

Le taux de chômage est demeuré stable à 7,3 % en janvier dernier dans la région... (François Gervais)

Agrandir

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Le taux de chômage est demeuré stable à 7,3 % en janvier dernier dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières. En Mauricie, il a toutefois crû de 0,5 % pour s'établir à 10,7 % par rapport au mois précédent.

Ces données démontrent que le taux de chômage a crû de 1 % à Trois-Rivières depuis un an. La situation est toutefois plus préoccupante dans l'ensemble de la région, où l'indice a progressé de 4,6 % depuis janvier 2015.

Au pays, l'emploi est demeuré presque inchangé au pays le mois dernier alors que les gains réalisés en Ontario ont été contrebalancés par d'importants reculs en Alberta - les pires constatés en une décennie - au Manitoba ainsi qu'à Terre-Neuve-et-Labrador, a indiqué Statistique Canada vendredi.

Si le taux de chômage a légèrement progressé de décembre à janvier, passant de 7,1 % à 7,2 %, la population active a augmenté à un rythme plus rapide que celui de l'emploi.

Au total, quelque 5700 emplois ont été perdus au pays au cours du dernier mois, a indiqué Statistique Canada.

Le rapport de l'agence statistique a constaté l'ajout de 19 700 emplois dans le secteur des services, alors que 25 300 postes ont été supprimés dans les secteurs produisant des biens. Le recul s'est chiffré à 13 700 emplois dans l'agriculture ainsi que de 11 000 postes du côté manufacturier.

Dans la foulée de la dégringolade des prix de l'or noir, c'est en Alberta ainsi qu'à Terre-Neuve-et-Labrador que les reculs les plus importants ont été constatés.

Statistique Canada a rapporté la perte de 21 900 emplois à temps plein en Alberta, alors que 11 900 postes à temps partiel ont été créés.

Cette situation a fait bondir le taux de chômage de cette province à 7,4 % - un sommet depuis 1996 - comparativement à 7 % le mois dernier.

C'est également la première fois que le taux de chômage albertain est supérieur à la moyenne nationale depuis 1988, d'après le rapport de l'agence statistique fédérale.

Pour sa part, Terre-Neuve-et-Labrador a accusé une perte nette de 2400 emplois. Le Manitoba a perdu 5300 postes.

Au Québec, 3200 emplois ont été perdus, un recul principalement attribuable à la disparition de 17 200 postes à temps partiel, alors que 13 900 postes à temps plein ont été ajoutés.

Le taux de chômage de la province a néanmoins glissé de 0,3 % pour se fixer à 7,6 %.

L'économiste en chef de la Banque CIBC Avery Shenfeld a estimé que la performance du marché de l'emploi avait été décevante.

«Les perspectives reflètent les difficultés de l'économie canadienne en général, écrit-il dans une note. Sans surprise, c'est en Alberta que les nouvelles sont les plus mauvaises.»

Pour un deuxième mois d'affilée, l'Ontario a été la seule province où l'emploi a augmenté, en hausse de 20 000. Cependant, le taux de chômage était inchangé, à 6,7 %, en raison d'une hausse du nombre de personnes actives sur le marché du travail.

Au Nouveau-Brunswick, 1100 emplois sont disparus. En un mois, le taux de chômage de cette province est passé de 8,9 % à 9,3 %.

Par ailleurs, Statistique Canada a également constaté un déficit commercial de 585 millions $ au pays en décembre. Les exportations ont connu une hausse de 3,9 %, alors que les importations ont grimpé de 1,6 %.

Avec La Presse Canadienne

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer