Financement de Nemaska Lithium: «C'est très bien ficelé»

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Le président et chef de la direction de Nemaska Lithium, Guy Bourassa.

François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Se défendant bien de se présenter devant les Manufacturiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec en réaction au registre, le président et chef de la direction de Nemaska Lithium, Guy Bourassa, a parlé d'un projet «très bien ficelé» de 500 millions de dollars, au total, qui cherchera à utiliser le maximum de ressources locales et régionales. Quant à son démarrage à Shawinigan, il est maintenant prévu au deuxième trimestre de 2018 avec une centaine d'employés.

Le projet Nemaska sur le site de l'ancienne... (Stéphane Lessard) - image 1.0

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Le projet Nemaska sur le site de l'ancienne papeterie Laurentide.

Stéphane Lessard

«200 millions sur 500 millions sont attachés et c'est sûr qu'on va réussir à aller chercher les autres centaines de millions, étant en discussion avec d'autres partenaires potentiels qui ont confiance dans notre technologie en plus d'avoir de sérieux problèmes d'approvisionnement», a-t-il déclaré vendredi devant près d'une centaine de gens d'affaires réunis à l'hôtel Urbania.

D'ailleurs, l'activité avait beau se dérouler à Trois-Rivières, on y retrouvait plusieurs intervenants de Shawinigan, dont le maire Michel Angers.

En présentant le conférencier du jour, celui-ci a souligné que l'approbation au changement de zonage est «un signe hors de tout doute que le choix de l'entreprise aura été le bon de s'installer chez nous».

«Nemaska Lithium fait partie de notre avenir en Mauricie», a lancé le premier magistrat, qui y voit même le début d'un «énorme écosystème» pour sa ville avec la filière existante des bornes électriques et le créneau de l'électrification des transports.

Pour sa part, M. Bourassa a précisé que le projet comprenait un investissement de 200 millions de dollars pour une mine au nord de Chibougamau et de 300 millions de dollars pour l'usine de transformation de Shawinigan. Une somme de 25 millions de dollars sera injectée dans la phase 1 que la direction aimerait bien réaliser d'ici la fin de l'année. D'ailleurs, cette installation restera opérationnelle «même après l'usine commerciale», a-t-on appris.

Or, s'il se montre aussi confiant quant au financement de 40 % du projet dans son ensemble, c'est qu'il dit «avoir bon espoir d'aller chercher le maximum» du côté du Plan Nord tout comme il s'attend à des démarches fructueuses auprès d'Investissement Québec et de différents fonds.

Par ailleurs, M. Bourassa a vanté les vertus commerciales du lithium, «une commodité à la hausse» dont le prix de vente a augmenté au cours des cinq dernières années. «Et ça ne sert pas que pour des batteries», a-t-il fait remarquer, évoquant les céramiques de verres, les graisses et lubrifiants, les poudres métallurgiques et l'industrie pharmaceutique.

En ce qui concerne l'approche avec le milieu et les opportunités de formation, d'emploi et d'affaires, les dirigeants de l'entreprise vont s'inspirer de l'entente qui fut signée avec la nation crie de Nemaska. Et dans la stratégie d'approvisionnement local, on veut identifier les biens et services requis tout en maximisant la participation des communautés et entreprises locales et régionales.

Même s'il ne craignait pas les résultats d'un éventuel référendum relativement au changement de zonage, «je ne serais pas président si je n'avais pas de plan B», a-t-il confié, faisant ainsi référence à la possibilité qu'il avait de louer d'autres espaces pour la phase 1.

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