Usine à Chambord: La Tuque reste aux aguets

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Patrice Bergeron, le directeur du service de développement économique et forestier (SDÉF), et Normand Beaudoin, le maire de La Tuque.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Le projet d'usine de transformation de biocarbone actif évalué à 100 M$, qui pourrait voir le jour à Chambord, sera surveillé de près par les dirigeants de la Ville de La Tuque. Même si les inquiétudes sont pratiquement nulles à l'heure actuelle, ils gardent un oeil sur le dossier pour être certains qu'il ne nuira pas au développement de l'usine de bioraffinerie forestière tant convoitée par la Ville.

«C'est du tremble qu'ils veulent prendre et c'est du bois debout. Nous, c'est de la biomasse, ce sont des résidus forestiers. Eux, c'est une matière première», souligne d'entrée de jeu le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

«Ils ne nous ont pas donné tous leurs jeux de cartes, alors c'est sûr qu'on va être à l'affût», a-t-il ajouté.

Les dirigeants de la Ville se questionnent également sur les 400 000 m3 dont la compagnie a besoin alors que présentement seulement 180 000 mètres cubes sont accordés.

«Le danger, c'est qu'ils demandent plus du double d'approvisionnement qu'ils ont à l'heure actuelle. On n'a aucune idée d'où ils vont le prendre, mais si c'est du tremble ça ne devrait pas nuire à nos industries. Toutefois, c'est certain qu'on va surveiller et qu'on va s'assurer qu'ils ne viennent pas piger dans notre talle», assure Patrice Bergeron, le directeur du service de développement économique et forestier (SDÉF).

Rappelons que la Ville de La Tuque a dans sa mire l'implantation de la première bioraffinerie forestière de dimension commerciale au Canada. Cette dernière utiliserait la biomasse résiduelle issue des opérations forestières courantes qui sont réalisées sur le territoire de la Haute-Mauricie. Le projet Vision 2023 pourrait créer jusqu'à 300 emplois. «La forêt appartient à tout le monde, ils ont le droit. On a commencé un projet ici et ce serait désolant qu'ils viennent nous le prendre, mais on ne pense pas. Ils ne pigent pas dans la même chose et ils sont au Lac-Saint-Jean. L'avantage qu'on a ici, c'est la grandeur du territoire, les chemins forestiers et la voie ferrée en plein milieu», a commenté M. Beaudoin.

Le maire affirme également que pour mettre la main sur 220 000 m3 supplémentaires, il devra y avoir des discussions avec les utilisateurs actuels, peu importe lesquels. «Tu ne peux pas déshabiller Paul pour habiller Jacques», a-t-il conclu.

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