Nemaska: les opposants doivent revenir à la raison

L'ancienne Laurentide... (François Gervais)

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L'ancienne Laurentide

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan s'est invitée dans le débat sur la venue de Nemaska Lithium, mardi après-midi, en souhaitant que les opposants «reviennent à la raison pour l'avenir de notre ville».

Mario Lamontagne, vice-président et trésorier de la CCIS.... (Sylvain Mayer) - image 1.0

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Mario Lamontagne, vice-président et trésorier de la CCIS.

Sylvain Mayer

Pour cette occasion, c'est Mario Lamontagne, vice-président et trésorier de la CCIS, qui a pris la parole. Non seulement déplore-t-il la «campagne de désinformation» menée par «quelques résidents» du secteur Grand-Mère, mais il estime que cette controverse envoie un très mauvais message aux investisseurs.

Rappelons que lundi, un registre sera tenu à l'hôtel de ville de Shawinigan pour permettre aux résidents des zones contiguës qualifiées de se prononcer sur la modification à la grille de spécification concernée pour autoriser l'intégration d'une industrie lourde. Actuellement, seule l'exploitation d'une «industrie de pâte mécanique» est autorisée.

Si 68 citoyens se manifestent à ce moment, le conseil municipal devra décider s'il soumettra ce changement de zonage à un référendum auprès des citoyens habiles à voter ou s'il abandonnera son règlement.

Mardi après-midi, la CCIS a ajouté sa voix à ceux qui prétendent que Shawinigan ne peut se permettre de lever le nez sur un projet de quelque 200 millions de dollars pouvant créer entre 120 et 150 emplois.

Le 21 janvier, une tenue de registre a également été organisée pour deux importants projets à Shawinigan. Si le développement commercial sur l'ancienne piste de karting du secteur Grand-Mère est passé comme une lettre à la poste, la première phase du projet récréotouristique d'inspiration western à Saint-Jean-des-Piles a réussi le test de justesse.

Des citoyens veulent maintenant que Nemaska Lithium traverse la même épreuve et la CCIS trouve que cette succession d'événements envoie un curieux message. Shawinigan ne peut tout simplement pas se permettre d'échapper ce projet, indique M. Lamontagne.

«On se retrouve avec une usine qui créerait entre 120 et 150 bons emplois et qui viendrait faire travailler nos sous-traitants», commente-t-il. «On veut faire grandir nos PME et ce serait un très bon donneur d'ordres! Et là, on arrive avec une tenue de registre pour une question de zonage...»

«Ce projet va teinter tout notre démarchage d'entreprises», poursuit-il. «Ça peut devenir une locomotive positive ou... négative. Si on devient une ville réputée pour dire non à chaque fois qu'on propose quelque chose de nouveau ou d'innovant... On ne veut pas avoir l'étiquette d'un endroit où c'est complexe!»

«C'est déjà tellement compliqué d'aller chercher des projets économiques. Il ne faut pas, en plus, avoir une épine dans le pied en laissant croire qu'on fait des promesses à des investisseurs, jusqu'à ce que la population réagisse négativement. Le 'pas dans ma cour', il ne faut pas avoir cette étiquette-là !»

M. Lamontagne comprend que des craintes puissent être exprimées sur un nouveau projet industriel. Le cas échéant, il invite les gens à s'informer adéquatement plutôt qu'à simplement s'opposer.

«Pour le bien commun, il faut reconnaître le caractère positif de ce projet», fait-il remarquer. «Personne ne veut que ça pollue! C'est pourquoi il existe des normes gouvernementales strictes. Actuellement, on dirait que le bien individuel prend le dessus sur le bien commun et ça n'a pas de sens.»

Le porte-parole comprendrait un peu mieux l'opposition si le projet était prévu dans des champs dorés zonés agricoles, mais il ne voit pas en quoi une usine moderne de lithium pourrait causer plus d'inconvénients à un voisinage qu'une papeterie après 128 ans d'exploitation.

En conséquence, dans le communiqué de la CCIS, M. Lamontagne se demande si la communauté peut se permettre de balayer cette opportunité sous le tapis.

«Nous demeurons optimistes quant à une conclusion positive de ce projet et avons espoir que les opposants reviendront à la raison pour l'avenir de notre ville», conclut-il.

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