Projet d'un milliard $ à Bécancour: les travaux en 2017?

Si tout se déroule comme prévu, la construction... (François Gervais)

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Si tout se déroule comme prévu, la construction de l'usine de transformation du fer par la Société internationale métallique devrait commencer en 2017 dans le parc industriel de Bécancour. La décision devrait être dévoilée d'ici le printemps.

François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Pendant que l'usine d'engrais d'IFFCO est mise sur la glace et que Stolt LNGaz jongle avec ses échéanciers pour son usine de liquéfaction de gaz naturel, Bécancour connaîtra d'ici le printemps ce qui adviendra du projet d'usine de transformation du fer par la Société internationale métallique (SIM), évalué à plus d'un milliard de dollars.

Le promoteur souhaite débuter la construction en 2017 pour une mise en service deux ans plus tard. Une centaine d'emplois «spécialisés et bien rémunérés» seraient ainsi créés pour l'exploitation et l'administration des installations, sans compter les retombées indirectes estimées à 400 emplois dans le milieu.

«La prochaine étape sera l'annonce officielle du projet, incluant une conférence de presse, prévue à la fin de l'hiver à Bécancour», peut-on lire dans une infolettre émise par la compagnie le mois dernier, et dont Le Nouvelliste a obtenu copie.

Déjà, en septembre 2015, la construction d'une usine de production de fer préréduit briqueté à chaud (HBI) dans le parc industriel de Bécancour, d'une capacité annuelle de deux millions de tonnes, avait été rendue publique en raison d'une annonce d'aide financière provenant du fameux Fonds de diversification économique. Le promoteur avait obtenu un soutien de 919 000 dollars pour évaluer la faisabilité du projet.

Or, ce mois-ci, SIM devrait obtenir les résultats de l'étude de préfaisabilité et de l'étude d'impact environnemental tout en effectuant une deuxième série de rencontres avec des organisations et des groupes locaux touchés par le projet.

Le montant d'un milliard de dollars sera en partie investi dans l'acquisition de terrains, la technologie et la construction. «Durant cette dernière phase, nous privilégierons les travailleurs et contracteurs locaux», assure-t-on dans la correspondance.

Dans son domaine, l'usine de Bécancour affichera l'une des plus grandes capacités de production dans le monde, amenant ainsi le Canada à devenir le 7e producteur mondial de fer préréduit. «Le projet crée aussi l'opportunité de transformer les matières premières au Québec, ce qui accroîtra le prix d'exportation», avance-t-on aussi comme argument.

Le HBI est une source de fer pur qui permet de produire de l'acier de meilleure qualité. «Le HBI est un matériau en demande présentant de bonnes opportunités de marché pour être vendu aux fabricants de fer et d'acier internationaux, ce qui nécessitera une usine fonctionnant en continu durant toute l'année», explique-t-on.

Les chiffres de croissance de la demande pour l'acier sont positifs, avec une consommation mondiale augmentant d'environ 4 % par année. «Nous prévoyons qu'une opportunité de marché se situant autour de 12 millions de tonnes métriques de HBI se développera à court ou moyen terme, notamment grâce à une demande accrue pour un acier de meilleure qualité et plus propre», poursuit-on.

Selon le promoteur, la décision de s'implanter à Bécancour est d'autant plus justifiée puisque le port fait partie des zones industrialo-portuaires identifiées par le gouvernement du Québec dans le cadre de la nouvelle Stratégie maritime. «Même si elle n'a pas d'impact direct sur le projet, l'annonce confirme notre choix du Parc industriel et portuaire de Bécancour comme destination idéale, où les divers intérêts convergent pour encourager le développement régional», peut-on lire.

Or, l'emplacement stratégique (accès à des infrastructures de transport maritime, ferroviaire et routier, aux ressources et à une main-d'oeuvre industrielle qualifiée) figure sur la liste des cinq éléments-clés sur lesquels SIM mise pour mener à bien son projet. Approvisionnement en gaz naturel à prix stable, technologie de pointe, produit de qualité supérieure et valeur ajoutée au Québec: voilà les autres atouts avancés par la Société.

«La récente fermeture de la centrale Gentilly-2 a créé un bassin de travailleurs qualifiés et disponibles. De la même façon, il se crée un momentum actuellement pour les grands projets dans la région, où un emploi sur quatre est dans la production manufacturière et industrielle, contre un sur huit pour l'ensemble de la province», fait-on remarquer.

Déçu plus d'une fois par les délais de réalisation de ces grands projets pourtant annoncés dans le parc industriel, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, se fait prudent dans ses commentaires. «Ça a l'air très sérieux puisqu'ils sont capables de dépenser plusieurs millions de dollars pour des études», a-t-il simplement confié.

Finalement, le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire, Maurice Richard, a confirmé qu'il s'agissait d'un dossier actif, avec une option d'achat pour un terrain. «D'ici le printemps, ils vont annoncer leur cheminement», a-t-il conclu.

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