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Hausses de loyer: des réserves de la part des propriétaires et des locataires

Selon les estimations de la Régie du logement,... (Photothèque Le Soleil)

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Selon les estimations de la Régie du logement, un quatre et demi à 788 $ par mois (loyer moyen en 2015 dans la région de la Capitale-Nationale) chauffé à l'électricité augmenterait de 5,50 $.

Photothèque Le Soleil

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La Presse Canadienne
Montréal

Comme à chaque année, la Régie du logement a publié vendredi des barèmes pour aider les propriétaires et les locataires à calculer les hausses de loyer. Pour un logement dont les frais de chauffage sont assumés par le locataire, elle suggère une hausse moyenne de 0,4 pour cent pour l'année 2016.

La Régie du logement rappelle que ses estimations ne tiennent cependant pas compte des ajustements attribuables aux augmentations des taxes municipales et scolaires et des assurances.

De plus, la situation de chaque immeuble ou logement peut varier en fonction des rénovations qui ont pu y être faites, rappelle la Régie.

Ces barèmes constituent donc «une base de discussion». Pour obtenir une estimation précise pour un immeuble, «il est nécessaire d'utiliser les outils de calculs prévus à cet effet» sur le site Web de la Régie, rappelle-t-elle.

Au cours d'une entrevue, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec a dénoncé les données manquantes dans le calcul de la Régie, notamment les hausses de taxes foncières, de taxes scolaires et des primes d'assurances. Le directeur des affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette, parle de «taux complètement tordus et très éloignés de la réalité».

Du côté des locataires, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a souligné que même avec une mince hausse de 0,4 pour cent, certains locataires sont étranglés financièrement et ont peine à arriver.

«Avec les propositions de la Régie du logement, on n'a pas de problème... si vraiment c'est ce qui s'appliquait aux locataires», commente François Saillant, coordonnateur du FRAPRU. «Ce sont des indications, pas ce qui s'applique automatiquement», note-t-il, en rappelant qu'un locataire peut aussi refuser une augmentation proposée, demeurer dans son logement et s'adresser à la Régie pour faire trancher la question.

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