Partenariat économique entre Bécancour et Trois-Rivières

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Les maires de Trois-Rivières Yves Lévesque, et de Bécancour Jean-Guy Dubois.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Non, il ne s'agit pas d'un contrat de mariage entre les deux villes. Sauf qu'après le Salon de l'emploi et la navette fluviale, voilà que Bécancour vient de pousser plus loin les fréquentations avec sa «maîtresse» de la rive nord en signant un partenariat économique avec Trois-Rivières qui fut annoncé en grande pompe, jeudi, à la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ).

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La présidente de la CCICQ, Karine Béliveau, est entourée du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, et du maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, selon qui «à deux pelles, ça va creuser deux fois plus vite».

Sylvain Mayer

En vertu de cet accord, Bécancour aura accès aux services d'Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières. Non seulement l'organisme dépêchera-t-il sur place l'un de ses commissaires, mais la Ville bénéficiera d'un siège au sein du conseil d'administration d'IDE.

«On défonce une clôture et ce n'est pas le gros requin qui mange le petit», a soutenu le maire Jean-Guy Dubois devant une salle comble à l'Auberge Godefroy.

Selon lui, cette collaboration vient répondre à un besoin de prospection, de démarchage et d'accompagnement spécialisé pour des projets d'investissement ou d'agrandissement. Et elle permettra de maximiser les retombées des grands chantiers et d'élargir les activités de réseautage.

«C'est en sus de ce qui existe. On fait ça dans la concertation et le respect des organismes existants», a-t-il tenu à préciser devant, entre autres, le président du CLD de la MRC de Bécancour, Michel Blanchette, et son directeur général, Daniel Béliveau.

Saluant la fibre entrepreneuriale de son homologue de la rive sud, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a souligné que les deux villes «travaillent ensemble depuis fort longtemps».

«Il voulait un préposé au développement économique. On lui offre une équipe et il pourra en profiter au maximum», a commenté celui qui a parlé du milieu de vie trifluvien comme d'un atout au développement économique de Bécancour.

D'ailleurs, Jean-Guy Dubois a parlé de «convergence et complémentarité» dans son discours ayant pour thème Faire tourner le vent.

D'entrée de jeu, il a tenu à faire part des défis budgétaires qui frappent Bécancour alors qu'à elle seule, la dépréciation des bâtiments industriels prive sa ville de près de 1,1 million de dollars en recettes. Et c'est sans compter les demandes de révision qui pointent à l'horizon de la part de plusieurs entreprises du parc industriel, à la suite du nouveau rôle d'évaluation.

À cela viennent s'ajouter les délais de réalisation des grands projets, qui reportent dans le temps des nouveaux revenus pour la municipalité. «On gère de l'incertitude», a-t-il répété, comparant leur concrétisation potentielle à un billet de loterie «qui va sortir un jour».

Parlant «d'une belle résilience et d'un état de dépendance», celui-ci se console néanmoins que les grands projets au Québec soient à Bécancour, en raison de la présence d'un parc industriel d'État. Outre cette force, le conférencier du jour place également dans la colonne des «jouissances» le Carrefour entrepreneurial et la localisation avantageuse de sa Ville.

Par contre, sous l'item «souffrances», M. Dubois identifie le climat économique mondial, avec l'effondrement du prix du pétrole et du dollar canadien, et ce qu'il appelle les «réglementeries». «Tout est réglementé. Il y a de l'embourbement, du taponnage», a-t-il déploré et ce, en présence du ministre de l'Allègement réglementaire, Jean-Denis Girard.

Et comme si cela ne suffisait pas, le maire était choqué d'apprendre que le prix médian des résidences sur son territoire (134 500 $) avait connu la deuxième plus grande baisse au Québec en 2015, selon le journal Les Affaires, soit une diminution de 11 %. «On ne mérite pas ça», a-t-il affirmé.

Ce dernier accorde même une faible note de 60 % à la richesse foncière économique de sa Ville, ce qui correspond à «la quantité et la qualité de l'efficience économique». Mais il a inventé un nouvel indice, soit la richesse foncière humaine, qui mesure «la qualité de vie et l'engagement des citoyens» et pour lequel il accorde 90 %.

Si le nouveau président de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Jean Poliquin, parle d'un accord gagnant-gagnant, le député de Nicolet-Yamaska, Donald Martel, accueille positivement une telle initiative de la part des deux villes riveraines. «Je suis favorable aux partenariats. Et il y a une complémentarité entre les deux territoires», a-t-il confié.

Finalement, le maire Dubois a fait siennes les paroles prononcées par Mario Dumont en marge du décès de René Angélil: «voir loin, regarder près». «Quand je décéderai, je veux qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui était un rassembleur», aura-t-il exprimé comme souhait.

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