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Le maire Angers braque les projecteurs sur ses conseillers devant la CCIS

Le maire Michel Angers... (François Gervais)

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Le maire Michel Angers

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La surprise que réservait Michel Angers aux membres de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, mercredi matin, ne portait pas sur un projet qui émergerait en 2016, mais plutôt sur la reconnaissance qu'il tenait à partager à l'endroit de ses conseillers.

Pour une quatrième année consécutive, le maire était invité par la CCIS à présenter son bilan des douze derniers mois et ses perspectives pour ceux à venir. Environ 110 personnes l'ont écouté religieusement pendant une cinquantaine de minutes, dont plusieurs ont été réservées pour mettre en relief le travail des conseillers municipaux.

«Certains aimeraient qu'on se chicane plus souvent, mais on forme un groupe uni», a-t-il lancé dès le début de sa présentation. À la fin, il a demandé aux huit conseillers de se joindre à lui autour du lutrin. Il a alors réitéré son appréciation de son équipe.

«Je veux défaire un mythe», explique-t-il. «Il se passe des débats musclés à l'hôtel de ville. Certains prétendent que la Ville de Shawinigan n'est l'affaire que d'un seul individu, mais un maire n'est rien sans son équipe. Je suis simplement le porte-parole de l'équipe du conseil municipal. Même si souvent, c'est moi qui parle, prenez pour acquis que chaque décision est prise par l'équipe derrière moi.»

En entrevue, M. Angers souligne qu'il tenait à passer ce message.

«Je lis, j'entends dire que le maire décide tout et que les conseillers ne décident rien, qu'il n'y a jamais de débats au conseil, que tout le monde est toujours d'accord», énumère-t-il. «Je l'entends et les conseillers l'entendent aussi. Je voulais surtout faire ressortir notre travail d'équipe. C'est un privilège d'avoir une équipe qui me supporte et qui m'appuie.»

Depuis 2009, très peu de conseillers ont demandé un vote sur une résolution en assemblée publique. Le plus connu s'était produit en mars 2010, lorsque la Ville avait décidé d'accorder un soutien financier exceptionnel à la Coopérative de solidarité en habitation de Saint-Jean-des-Piles pour son projet de résidence pour personnes âgées. Le crédit de taxes de 35 ans avait incité le conseiller du district de la Cité, Alain Lord, à demander le vote. Josette Allard-Gignac et Jean-Yves Tremblay s'étaient également opposés, mais la résolution avait été adoptée à cinq voix contre trois.

Depuis le début de l'actuel mandat en 2013, toutes les résolutions du conseil municipal ont été adoptées à l'unanimité, d'où l'impression d'absence de débat évoquée par le maire. S'agit-il d'une directive ?

«Dès mon arrivée à l'hôtel de ville, j'ai dit à mes collègues qu'il fallait travailler sur la base du consensus», explique M. Angers. «On ne sera pas toujours d'accord, mais je vais toujours inviter les gens au ralliement.»

Un contraste saisissant avec le dernier mandat de Lise Landry, où des votes sur des résolutions se produisaient régulièrement. L'ex-conseiller Yves Bordeleau s'est même déjà prononcé contre l'adoption de l'ordre du jour !

«Il n'y a pas de mot d'ordre», nuance le maire. «Si quelqu'un me dit qu'il est en désaccord, il peut y aller, mais il doit s'expliquer. Moi, je suis le porte-parole de la majorité. Mais j'incite toujours les gens au ralliement.»

M. Angers trouve que la tribune de la CCIS était bien choisie pour diffuser ce message, puisque la Ville souhaite aussi avoir une communauté d'affaires tissée serrée.

«La division ne sert personne», fait-il remarquer. «L'important, c'est de démontrer une image. Plus on démontrera une image d'équipe, plus ça va inciter les gens de tous les secteurs à travailler en équipe. L'image de l'unité est forte.»

Vision et courage

Dans sa présentation, M. Angers est revenu sur les principaux événements de la dernière année, marquée par une démonstration de vision politique et de courage, à son sens. Dans sa revue, il s'est particulièrement attardé au dossier des services supralocaux, en martelant que la Ville n'avait brusqué personne, n'avait rien improvisé et qu'elle avait toujours privilégié la discussion.

«Je sais qu'en 2016, nous allons aboutir sur une entente gagnant-gagnant», prévoit-il.

Contrairement à ses habitudes, le maire n'a pas trop voulu s'avancer sur 2016, prétextant qu'il travaillait surtout sur des projets d'affaires encore incertains plutôt que sur des orientations municipales claires comme l'harmonisation des noms de rues ou le partage plus équitable des coûts des services supralocaux, qui avaient été annoncés à cette tribune.

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