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Perspectives 2016

Foule de projets en gestation au parc industriel et portuaire de Bécancour

Maurice Richard, président-directeur général de la Société du... (Stéphane Lessard)

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Maurice Richard, président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.

Stéphane Lessard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) «On a un avantage positif. On a des dossiers, ils sont là, et des millions ont déjà été investis. Ils sont au cran d'arrêt, mais ça bouge quand même. Ce sont des dossiers majeurs et actifs qui n'attendent que des décisions de gestionnaires selon l'évolution des marchés.»

Le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, ne s'en fait pas avec la «mise au congélateur» de certains grands projets tels que l'usine d'engrais d'IFFCO. Car selon lui, non seulement les promoteurs sont-ils spécialisés dans leur domaine, mais ils ont même «sorti des millions» en plus d'avoir acheté des terrains et obtenu les approbations environnementales. 

«On est relié à des grands projets qui touchent le nord du Québec, le pétrole et le minerai. Ce sont des marchés en attente d'une relance. C'est normal que ce genre de projets soit mis sur la glace. On est à l'étape des décideurs», explique celui qui reste optimiste sur leur réalisation.

Dans le cas du projet de Stolt LNGaz, M. Richard soutient que l'échéancier est respecté. Ainsi, le début de la construction d'une usine de liquéfaction de gaz naturel, évaluée à 800 millions de dollars, devrait toujours s'amorcer d'ici cet été. Et ce qui devrait apparaître en premier sur le site du parc industriel en 2016, c'est le réservoir d'entreposage de gaz naturel liquéfié (GNL) de 50 000 mètres cubes.

«Ils savent que le marché va se développer dans le Québec, la base de leur clientèle étant au nord. Mais ils travaillent à décrocher d'éventuels contrats en Europe et aux États-Unis», confie-t-il.

Celui-ci admet toutefois que le projet d'un complexe de terres rares par Quest, évalué aussi à 800 millions de dollars, est «à plus longue haleine». «Ils ont injecté 12 millions de dollars en recherche universitaire pour savoir comment les extraire avec de nouvelles technologies», fait savoir M. Richard.

Ce dernier tient à rappeler les millions de dollars qui seront investis pour la réalisation du site de stockage et regazéification de GNL par Gaz Métro. Et il y a aussi dans le collimateur un projet d'usine de transformation du fer de plus d'un milliard de dollars par la Société internationale métallique qui pourrait évoluer rapidement d'ici au printemps. 

Par ailleurs, deux nouveaux groupes d'investisseurs se sont pointés à la Société du parc industriel et portuaire. «Il s'ajoute déjà de nouveaux dossiers pour 2016. Il se passe rarement une semaine sans qu'il n'y ait quelqu'un d'intéressé, mais pas toujours intéressant», précise-t-il tout en révélant «qu'une quinzaine de projets moins gros sont en effervescence».

Chose certaine, ce n'est pas la place qui manque pour accueillir de nouvelles entreprises, la partie «développable» du parc étant occupée à 40 % de sa capacité, tandis que cette proportion est de 30 % du côté du port.

Mais cette dernière infrastructure est utilisée à 92 % par les entreprises du parc, telles que l'Aluminerie de Bécancour (alumine et petcoke), Olin (sel chimique), TRT ETGO (grain et huile végétale) et CEPSA (ABL et paraffine).  

Le port de Bécancour a terminé l'année 2015 avec un nombre de 124 navires à avoir utilisé ses installations comparativement à 127 l'année précédente. Le volume de marchandises transitées a été de 1,86 million de tonnes métriques, ce qui représente une baisse par rapport à 2014 (près de 2,1 millions de tonnes métriques). La raison? Moins de cargaisons pour TRT ETGO. «Cela devrait s'améliorer en 2016 à la suite de l'achat de l'usine par VITERA», soutient M. Richard.

Finalement, la Société s'est dotée d'un plan d'action de développement durable 2015-2020 et d'une nouvelle direction de l'environnement. «D'année en année, plus de 600 000 arbres ont été plantés sur des terrains vacants à l'intérieur du territoire d'activités», a souligné en conclusion M. Richard.

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