Rivière-aux-Rats: «Les gars sont découragés»

La scierie de Rivière-aux-Rats ferme ses portes vendredi... (Gabriel Delisle)

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La scierie de Rivière-aux-Rats ferme ses portes vendredi pour une durée indéterminée. Plus de 120 employés sont touchés.

Gabriel Delisle

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(Collaboration spéciale) Les derniers travailleurs de la scierie de Rivière-aux-Rats sortiront de l'usine, vendredi soir, sans savoir vraiment quand ils y reviendront. L'usine ferme ses portes pour une période indéterminée.

«Les gens sont désabusés. C'est la deuxième fermeture dans l'année. Par contre, les travailleurs ne lâchent pas et ils sont professionnels malgré tout», soutient le président du syndicat des travailleurs, Herman Martel.

Les employés auxquels Le Nouvelliste a parlé sont presque tous unanimes sur le sentiment de découragement qui les habite.

«Les gars sont découragés. On a tout donné pour faire marcher l'usine, mais eux en retour, ils ne nous montrent aucun respect et aucune reconnaissance. [...] On continue de faire notre job jusqu'à la fermeture, mais on le fait avec un mix d'émotions. L'instabilité nous rend ''à boutte''. Tout ça à même pas deux semaines de Noël», a souligné un travailleur qui a préféré garder l'anonymat.

Une lueur pointe peut-être quand même à l'horizon selon le syndicat qui a confirmé que l'employeur avait changé l'avis de licenciement collectif pour un avis de fermeture de moins de six mois.

«C'est encourageant de ce côté-là même si ça ne garantit rien. L'employeur laisse croire qu'il pourrait y avoir une reprise en dedans de six mois. Par contre, pour l'avoir vécu en 2008, l'employeur nous disait tous les mois qu'ils allaient reprendre les opérations. Ç'a duré presque une année complète. Donc, on ne se fait pas d'idées», a affirmé M. Martel.

Rappelons que Résolu a annoncé la semaine dernière que les activités cesseraient à l'usine de Rivière-aux-Rats, en plus des opérations forestières qui ont été arrêtées précédemment. Au total, 300 emplois sont touchés. 

L'entreprise avait évoqué principalement le coût de la fibre et le marché pour expliquer sa décision. Résolu avait d'ailleurs mentionné que le gouvernement devait agir rapidement.

Résolu n'est pas seul dans ses demandes. En début de semaine, les élus de la Ville de La Tuque ont adopté, à l'unanimité, une résolution demandant au gouvernement d'agir rapidement. 

Le Conseil de ville demande à Québec de réduire le coût la fibre dans la région de la Mauricie pour soutenir les entreprises de transformation du bois. La Ville demande que la fibre soit accessible à un coût juste et raisonnable dans le but que les usines puissent opérer de façon rentable et concurrentielle.

Les élus demandent au gouvernement de considérer plusieurs pistes de solution, notamment, de réviser complètement les règles de fonctionnement du bureau de mise en marché des bois. 

Ils demandent également de mettre en place un programme de partage des coûts liés à la construction, la réfection et l'entretien des chemins multiusages dans les territoires forestiers et de rendre accessible les volumes de bois non récolté durant les dernières années.

Le conseil de ville souligne également dans sa résolution que d'autres secteurs économiques tel que l'industrie aéronautique bénéficient d'aide financière importante.

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