Auberge Gouverneur: une profession de foi envers Shawinigan

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Pierre-Marc Tremblay, président propriétaire et chef de l'évolution de Convivia, qui chapeaute la chaîne Pacini, et Sonia Tremblay, propriétaire de l'Auberge Gouverneur, ont annoncé un important investissement de 1,2 million $, mercredi matin à Shawinigan.

Stéphane Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) À une période pas si lointaine, Sonia Tremblay aurait été davantage portée à annoncer la vente de ses actions de l'Auberge Gouverneur qu'un investissement majeur à Shawinigan.

La propriétaire de l'Auberge Gouverneur de Shawinigan a... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste) - image 1.0

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La propriétaire de l'Auberge Gouverneur de Shawinigan a annoncé l'implantation d'un restaurant Pacini dans son établissement en avril 2016.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

Or, mercredi matin, la femme d'affaires a posé un geste très significatif en confirmant l'arrivée du restaurant Pacini en avril 2016, qui entraînera des travaux estimés à 1,2 million $ et la création d'une cinquantaine d'emplois.

Mme Tremblay a présenté son projet avec une émotion bien sentie, devant un restaurant rempli d'employés, de politiciens et de gens d'affaires. Elle précise qu'elle ne sollicite l'aide d'aucun fonds public dans son montage financier.

L'actuel restaurant de l'hôtel, La Marmite, avait été inauguré au printemps 2007 à la suite du départ controversé des frères Déry, qui exploitaient jusque-là Le Saint-Maurice et le centre des congrès. L'endroit emprunte maintenant un tout nouveau virage avec un décor complètement remodelé pour se mettre à l'image d'une bannière très connue dans le milieu, à laquelle se fondra un bar sportif de 65 places avec écrans géants.

«Je voulais essayer de donner un souffle nouveau à la ville de Shawinigan», explique Mme Tremblay. «La clientèle nous demandait un bar sportif à toutes les semaines. Pour changer l'image d'un restaurant d'hôtel, l'idée d'avoir une bannière était devenue incontournable. Ce n'est pas que le restaurant n'allait pas bien; je veux simplement faire évoluer l'entreprise.»

Mme Tremblay reconnaît qu'il s'agit d'un «message fort» à l'endroit de Shawinigan. Également actionnaire de l'hôtel Le Vincent à Québec, elle s'est déjà demandée si elle ne devait pas concentrer ses efforts dans la Vieille capitale. L'été dernier, elle a toutefois pris une importante décision d'affaires en achetant les parts des autres actionnaires de l'Auberge Gouverneur pour devenir l'unique propriétaire. 

«L'hôtel de Québec est à vendre parce que je veux me concentrer à 100 % à Shawinigan», annonce-t-elle. «Amener Pacini à Québec, ça ne ferait pas une différence. Mais à Shawinigan, ça en fait une! Le besoin d'investissement est plus nécessaire dans la région qu'à Québec.»

«Ça fait maintenant partie de mon plan de carrière de m'investir à Shawinigan», enchaîne-t-elle. «Je trouve aussi la ville plus dynamique que ce qu'on vivait dans le temps. Je veux être dans la manne de ce dynamisme!»

Coriace négociatrice

Pierre-Marc Tremblay, président propriétaire et chef de l'évolution de l'entreprise qui chapeaute la bannière Pacini, ne cache pas que les négociations ont été très ardues sur une période de 18 mois avant de conclure ce contrat avec sa nouvelle franchisée. Il s'agira d'un troisième restaurant rattaché à un hôtel, après des expériences très concluantes à Calgary et Alma. Pacini compte actuellement 28 restaurants, principalement au Québec.

Devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan en février 2010, M. Tremblay n'avait pas nié que le Centre-de-la-Mauricie pouvait représenter un marché intéressant pour Pacini, mais le succès du restaurant de Trois-Rivières lui commandait une certaine réserve dans son désir d'ajouter une deuxième bannière dans la région. Cinq ans plus tard, il a décidé que le fruit était mûr.

«J'ai plus de vécu, plus d'expérience», explique le dirigeant. «Nous venons d'ouvrir un restaurant de 9000 pieds carrés à Rosemère et nous avons Saint-Eustache à côté qui vit une augmentation des ventes! Parfois, on a des peurs injustifiées.»

Pacini ouvrira un quatrième restaurant en partenariat avec un hôtel à Banff, également au printemps 2016. M. Tremblay croit qu'il s'agit d'un concept très prometteur, inspiré d'une tendance mondiale.

«Ça a été le coup de foudre total avec cette équipe», résume Mme Tremblay. «Ce ne sont pas toutes les franchises qui acceptaient de faire un projet pilote avec les banquets. Pacini a embarqué dans cette folie. C'est un match parfait!»

Depuis une dizaine d'années, Mme Tremblay estime à 800 000 $ les montants investis pour permettre à l'Auberge Gouverneur de conserver ses quatre étoiles. Un important projet d'agrandissement pour faire passer le nombre de chambres de 105 à 135 demeure dans les cartons, mais pour le moment, la priorité est mise sur l'arrivée de Pacini. Les travaux doivent s'amorcer dès le 4 janvier.

Les trente employés actuels du restaurant suivront une formation pour intégrer l'équipe de Pacini. Pendant les travaux, les clients de l'hôtel pourront prendre le petit-déjeuner dans une salle spécialement aménagée.

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