Microbrasseries: une grande évolution

Xavier Beaupré est copropriétaire de La Barik.... (Stéphane Lessard)

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Xavier Beaupré est copropriétaire de La Barik.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Xavier Beaupré est d'avis que l'éclosion du nombre de microbrasseries et la qualité des produits offerts ont incité de nombreux Québécois à troquer leur consommation de bière commerciale pour ces produits depuis les 10 dernières années.

Copropriétaire de La Barik avec sa conjointe, Stéphanie Darveau, M. Beaupré reconnaît qu'il fallait une bonne dose d'audace pour lancer en décembre 2005 un magasin spécialisé dans la vente de bière de microbrasseries à Trois-Rivières.

«J'ai eu le pif de voir le marché. Quand tu veux être entrepreneur, tu dois être à l'affût des nouvelles tendances. Les premières années ont été difficiles, il fallait se faire connaître. Il y a maintenant un très bon travail effectué par les microbrasseries pour faire connaître leurs produits. On est aujourd'hui dans un marché avec une belle clientèle.»

M. Beaupré se souvient d'avoir ouvert sa boutique avec 150 variétés de bière fournies par une vingtaines de microbrasseries. Dix ans plus tard, il est en mesure d'offrir quelque 400 variétés de bière produites par près de 50 microbrasseries presque toutes québécoises, dont six ayant pignon sur rue en Mauricie.

«Il y a 10 ans, un client achetait en moyenne pour 20 $ de produits, alors qu'aujourd'hui, il achète pour 30 $. Il y a plus de gens qui boivent des produits des microbrasseries et ces gens boivent plus de bières des microbrasseries. Ils n'ont pas augmenté leur consommation d'alcool, ils boivent moins de bière commerciale», raconte M. Beaupré.

La bière noire et la bière blonde d'origine belge demeurent des valeurs sûres dans le marché. La production de différentes bières de type Pale Ale américaine a aidé les microbrasseurs et les détaillants à aller chercher une clientèle qui désire consommer en semaine une bière moins corsée et qui veut réserver les bières plus consistantes pour les soupers de la fin de semaine.

Les microbrasseries s'amusent également à développer des bières plus amères ou plus fruitées, des produits qui piquent la curiosité des amateurs et qui peuvent rejoindre une clientèle autrefois indifférente aux produits offerts par les brasseries commerciales.

«On a maintenant des bières qui sont vieillies dans des barils utilisés pour du whisky, du brandy, du vin, du calvados. On a des amateurs de whisky qui s'y reconnaissent.»

Un autre élément qui a évolué dans le domaine est l'augmentation de la clientèle féminine.

«En 2005, la clientèle était composée à 85 % d'hommes et à 15 % de femmes. C'est maintenant rendu à 55 % pour les hommes et à 45 % pour les femmes. Depuis quatre ou cinq ans, c'est surprenant de voir le nombre de femmes qui achètent des bières de microbrasseries et ça s'explique par la diversité des saveurs. Les femmes aiment souvent moins l'amertume de la bière, donc elles vont acheter plus des blanches, des rousses, des fruitées. Mais on a aussi des femmes qui apprécient les bières plus fortes, plus amères.»

La multiplication des festivals consacrés à la bière et des événements populaires destinés à l'agroalimentaire ainsi que la belle présence des microbrasseries dans le secteur de l'alimentation font en sorte que ce marché n'est pas sur le point de s'éteindre, prévoit le commerçant.

«Il y a sept ou huit ans, tout le monde était nouveau. Maintenant, les microbrasseries sont bien établies, elles offrent des produits de qualité. Avec la popularité des bières des microbrasseries, il est probable qu'un jeune qui a aujourd'hui 13 ou 14 ans ne goûte jamais à une bière commerciale lorsqu'il sera rendu à 20 ans.»

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