Une page se tourne au CLD de Shawinigan

Luc Arvisais, directeur général pendant la plus grande... (François Gervais)

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Luc Arvisais, directeur général pendant la plus grande partie de l'existence du CLD de Shawinigan. Il poursuit le même type de mandat, cette fois comme responsable de la division Développement économique de la Ville.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le chemin de croix du Centre local de développement de Shawinigan est maintenant terminé. Après avoir dû réduire son personnel au printemps en raison des compressions budgétaires imposées par le pacte fiscal transitoire du gouvernement du Québec, l'organisme vient de transférer officiellement ses fonds à la Ville, mettant ainsi fin à un règne de 18 ans.

Ironiquement, Luc Arvisais agissait à titre de directeur général du Conseil local de développement du Centre-de-la-Mauricie à sa fondation, en décembre 1997. Il met aussi le point au dernier chapitre aujourd'hui, avec le transfert du Fonds local d'investissement et du Fonds Rio Tinto Alcan à la Ville de Shawinigan.

M. Arvisais avait quitté l'organisme en juin 2001 avant d'y revenir en janvier 2007. Il se retrouvait alors devant un champ de ruines, à la suite d'un inconfortable intérim de dix-huit mois partagé entre Frédéric Julien et Jean-Pierre Hogue, après le départ de Renée Fournier. En 2005 et 2006, le CLD de Shawinigan a sans doute traversé la pire crise de son histoire, constamment à couteaux tirés avec l'Hôtel de ville.

Le supplice de la goutte s'est éternisé cette année. Le Fonds d'économie sociale n'existe plus, l'équipe a été remerciée le 31 mai et la Ville a procédé à l'embauche du personnel de sa nouvelle division économique au cours de l'été. Mais cette dernière se retrouve avec un solde négatif de six professionnels par rapport à l'organigramme du CLD au début de l'année. Le poste de commissaire à l'économie sociale a été effacé, de même que ceux de directeur général adjoint, d'analyste financier et de quelques postes administratifs.

Les gens d'affaires peuvent-ils être aussi bien servis dans cette nouvelle structure ? Chose certaine,la tâche s'est alourdie pour tout le monde. «C'est notre défi», répond M. Arvisais. «Nous avons reconfiguré les choses. Avant, l'analyste financier faisait les suivis d'investissement. Dans l'appareil municipal, avec les finances et le greffe, on peut faire équipe avec eux.»

Implications

À sa dernière séance publique régulière, le conseil municipal a officialisé la fin de l'entente en cours avec son CLD le 30 novembre, plutôt que le 31 décembre tel que prévu. M. Arvisais explique tout simplement que les deux parties étaient prêtes à procéder et qu'il ne servait à rien d'étirer la sauce un mois de plus. En fait, cette transition était même prévue le 30 septembre.

Le transfert du FLI constitue un gros morceau, puisque depuis 1998, ce fonds est venu en support à 236 projets totalisant 10,7 millions de dollars à Shawinigan. Cet effet de levier a entraîné des investissements de 120,3 millions $ et la création de 1143 emplois.

Le FLI possède un volet pour la relève d'entreprise et un autre pour les jeunes entrepreneurs. Ce dernier succède au Fonds jeunes promoteurs, qui a dû être aboli.

Le FLI dispose actuellement d'un solde de 1,1 million $ pour investir dans des projets.

Actif depuis 2008, le Fonds Rio Tinto Alcan a versé 2,2 millions $ pour 35 dossiers jusqu'à maintenant. L'enveloppe a généré des investissements de 22,9 millions $ et provoqué la création de 141 emplois. Cet outil dispose actuellement d'un montant de 618 000 $.

Le conseil municipal a nommé un comité d'investissement, qui prend un peu la place de l'ancien conseil d'administration du CLD. Il compte trois représentants du milieu des affaires, soit Chantal Trépanier (SIM), André Buisson (Société Laurentide, ex-président du CLD) et André Héon (Caisses Desjardins). Les conseillers municipaux Nancy Déziel et Jean-Yves Tremblay, le directeur général de la Ville, Gaétan Béchard et M. Arvisais siègent également sur le nouveau comité d'investissement. Un code d'éthique et de déontologie a été adopté par le conseil municipal pour établir les règles de conduite, les devoirs et les obligations des membres de ce comité.

La Ville de Shawinigan peut aussi compter sur le Fonds de développement des territoires, créé en juillet. À ce moment, il disposait d'une somme de 870 403 $, qui provenait du Pacte rural, d'une partie de l'aide financière accordée au CLD, d'une subvention de soutien aux municipalités régionales de comté et de la Conférence régionale des élus.

Le conseil municipal a également adopté ses priorités d'intervention pour l'année 2015-2016 dans le cadre du Fonds de développement des territoires, de même qu'une politique de soutien aux entreprises.

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